Faire ou pas faire, là est la question.
De quoi me direz-vous ?
Le marronnier de fin d'année, le truc qu'on trouve entre la bûche, les cadeaux et la dinde aux marrons. Vous savez : le récapitulatif de fin d'année quoi. La liste des meilleurs souvenirs, où chacun est persuadé de détenir LA vérité sur ce grand crû qu'était 2011.
Je sais pertinemment que vous l'attendez toutes et tous. Mon classement. Je le sais parce que je suis omniscient. Je détiens le savoir, la vérité. Sur tout. Notamment sur la matière musicale. Mon savoir à ce propos est incommensurable.
Néanmoins, une question d'ordre éthique ma traverse l'esprit : le bas peuple a-t-il besoin de mes judicieux conseils éclairés pour trouver une nouvelle voie, pour comprendre qu'il se trompe ? Comme disait mon maître à penser, un certain Charles, le bas peuple est un veau. Donc non.
Bon allez, je déconne.J'arrête mon délire mégalomaniaco-mystique pour revenir sur le plancher des vaches.
Enfin presque.
Disons que cette année, faire une liste du meilleur au moins mauvais aurait tendance à me briser les bonbons façon puzzle. Disons que je parlerais plus de disques m'ayant marqué dans toutes les catégories confondues. Du moins celles que j'écoute régulièrement.
Commençons par ce qui fait mon identité : les musiques extrêmes (mais pas trop hein) et bizarres (ça en revanche...)
Cette année rien qu'en métal et autres bizarreries, ce fut une année féconde. Ce que je retiendrai donc :
- Blut Aus Nord : 777 sect(s) et the desanctification ou comment Vindsval, bas normand extrémiste mal élevé jusque là, apprend à se tenir en société sans roter/vomir à la gueule des gens qui l'entourent. Exploit qui lui permettra d'avoir un article sur le très influent mais pas spécialement logique webzine pitchfork (qui va coller en 41ème position l'album de Liturgy dans les albums de l'année sans en faire mention dans le top metal, allez comprendre quoi que ce soit vous)
- Septic Mind : the true call. La découverte de l'année me concernant en matière de funeral doom. Trois morceaux intenses, barrés, psychédéliques ou comment apprendre le funeral en braquant les dealers de Bardo Pond.
-Corrupted : garten der unbewusstheit. Fukushima n'était pas un accident mais une T.S pratiquée par des mecs qui venaient d'écouter le dernier Corrupted en boucle. Provoque donc des dommages irréversibles. Avant l'écoute retirer tout ce qui peut être tranchant de la pièce ainsi que tout ce qui peut s'apparenter à du cordage.
-Earth : angels of darkness, demons of light. Ou la relecture fun et enjouée sur un rythme particulièrement endiablé de Tinariwen. Enfin je crois.
-Esoteric : paragon of dissonance. Double album charmant de 93 minutes à propos des oiseaux, de la nature, du renouveau du printemps nouvellement renouvelé chaque année. Un disque qui scrute au fond des yeux l'éclosion de chaque fleur, l'arrivée de chaque bourgeon. Un message de paix, d'amour et d'espoir. Même commentaire final que Earth.
Altar Of Plagues : mammal. Le premier qui cite le mama de Genesis à propos d'Altar Of Plagues se prend l'intégral de Mae en pleine gueule. Si on vire le troisième morceau, gonflant et sans intérêt, c'est du solide voir du bon sordide. Mention spéciale pour neptune is dead, impressionnant.
Comatose Vigil : fiumus, non sumus. Ahhhhhhhhh..... le funeral c'est sympa. Le russe plus particulièrement tiens. Après Septic Mind, quoi de mieux pour purifier l'atmosphère de toutes ces drogues dangereuses pour l'organisme qu'un petit fiumus de derrière les fagots. Hein ?? Rien.
A retenir également entre autres douceurs: le double live de Negura Bunget, focul viu, le doom of the occult de Necros Christos, le doomsday de Sect, le outer isolation de Vektor et dans une moindre mesure the destroyers of all de Ulcerate et in nomine odium de Haemoth.
Maintenant passons au bizarre audible (en gros l'ambient) :
-Daniel Thomas Freeman : the beauty of doubting yourself. Ou comment ne pas se payer de séances chez le psy voir se les faire payer sans débourser quoi que ce soit. Sortir un disque comme psychothérapie n'est pas d'une grande honnêteté monsieur Freeman. Je trouve même le procédé particulièrement lamentable. Je ne vous félicite pas.
-Anthony Paul Kerby & Thomas Weiss : distant shadows. Oui Sting, je vais te rendre ton cd new age tantrisme et onanisme. Ok. Par contre n'oublie pas de me refiler le Thomas Weiss, please. Merci.
-Yellow 6 : merry 6mas : drifting for the horizon. Labradford vient de sortir un nouvel album. C'est magnifique. Mais par contre il serait bien qu'ils arrêtent de prendre leurs auditeurs pour des cons en se faisant appeler Yellow 6. C'est drôle une fois mais à la longue c'en devient fatigant.
A retenir également : the drawing of the line de Emuul et le Alva Noto + Sakamoto : summvs.
Allez, ça suffit pour ce jour. Demain j'essaierai de caser tout le reste.
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jeudi 29 décembre 2011
dépôt de bilan : ze first part
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vendredi 16 décembre 2011
Yellow 6
Ne jamais faire sa liste des meilleurs albums de l'année avant que l'année ne soit complétement terminée. On ne sait jamais.
Quand je vois mes @mis faire la leur une quinzaine de jours avant le véritable acte de décès, j'ai peur pour eux. Oui !!! comme faisait Narcy dans les années 70 : myrrhman a peur !!!!!. C'est vrai. Je ne m'en cache pas, j'ai peur. Une peur incommensurable, déraisonnée, que même Jean-Luc Lahaye il peut pas la comprendre. Lui qui a pourtant si bien su la chanter n'arriverait pas à en saisir l'esprit, l'essence, la substantifique moelle.
Alors ne tergiversons point, ne mégotons point non plus,disons le tout de go : mes @mis sont de gros crétins. Ça m'effraie. Vraiment.
Pourquoi me demanderez-vous ?
Parce que ces triples buses vont passer à côté du nouvel album de Yellow 6. Et ça c'est limite impardonnable. Je ne dis pas que c'est l'album de l'année, ou le truc qui va bouleverser l'ordre établi. Seulement pour les amateurs de drone, d'ambient, de post rock, de Labradford, Windy & Carl ou de Star Of The Lids, drifting for the horizon va vite se révéler indispensable. Dès les premières minutes de long sad #1 en fait. En guise d'introduction, Jon Attwood aka Yellow 6 prolonge et rend hommage de fort belle manière au dernier morceau d'E luxo so de Labradford. Il en reprend la mélodie, l'arrange à sa sauce, l'étire avec un minimum d'arrangements pour parvenir à en faire une douce comptine d'une tristesse insondable, à en tirer des larmes à l'oeil de verre de Le Pen. c'est dire la puissance de la chose. La suite va être du même registre : une pulsation à 0.5 BPM maximum, des guitares égrenant toute leur mélancolie sur des arpèges délicats, quelques notes de piano, des drones subtils et doux auxquels s'ajoute une réverbération du meilleur effet pour atteindre une musique d'une beauté égale aux meilleurs Labradford. Basée sur la répétition, la lenteur, l'hypnotisme, le peu de chose, la musique de Yellow 6 finit par envahir la pièce dans laquelle se trouve l'auditeur et l'envelopper, le happer par de longues plages éthérées. La notion de temps finit par ne plus exister, la pièce dans laquelle vous vous trouvez non plus. Jon Attwood créé, avec le peu d'instruments qu'il a sous la main, un nouveau monde souvent très doux, parfois tendu (this is not a cloud). En somme, il parvient avec rien ou presque à captiver, émouvoir grâce à l'intelligence de ses arrangements et de son talent.
De quoi se retrouver dans les tops de l'année quoi. Seulement personne, hormis mézigue,n'y aura prêté une oreille attentive. Y a des baffes qui se perdent, je vous le dis.
Alors maintenant vous me comprenez quand je vous dis que mes @mis sont de gros abrutis ? Je me demande bien ce qu'ils feraient sans moi tiens. Enfin bon, je me dis qu'ils ne sont pas irrécupérables non plus hein.
La preuve ??
ce sont mes @mis.
Des gens biens en somme. Mais un peu cons.
Comme moi.
Pour ceux qui voudraient se faire une petite idée de ce que donne drifting for the horizon, l'album est en écoute ici sur le bandcamp de Yellow 6.
(on me souffle dans l'oreillette qu'il s'agirait de Gicquel et non Narcy qui aurait dit la France a peur. Mes plus plates excuses envers les intéressés. Le temps ne fait rien à l'affaire....)
Quand je vois mes @mis faire la leur une quinzaine de jours avant le véritable acte de décès, j'ai peur pour eux. Oui !!! comme faisait Narcy dans les années 70 : myrrhman a peur !!!!!. C'est vrai. Je ne m'en cache pas, j'ai peur. Une peur incommensurable, déraisonnée, que même Jean-Luc Lahaye il peut pas la comprendre. Lui qui a pourtant si bien su la chanter n'arriverait pas à en saisir l'esprit, l'essence, la substantifique moelle.
Alors ne tergiversons point, ne mégotons point non plus,disons le tout de go : mes @mis sont de gros crétins. Ça m'effraie. Vraiment.
Pourquoi me demanderez-vous ?
Parce que ces triples buses vont passer à côté du nouvel album de Yellow 6. Et ça c'est limite impardonnable. Je ne dis pas que c'est l'album de l'année, ou le truc qui va bouleverser l'ordre établi. Seulement pour les amateurs de drone, d'ambient, de post rock, de Labradford, Windy & Carl ou de Star Of The Lids, drifting for the horizon va vite se révéler indispensable. Dès les premières minutes de long sad #1 en fait. En guise d'introduction, Jon Attwood aka Yellow 6 prolonge et rend hommage de fort belle manière au dernier morceau d'E luxo so de Labradford. Il en reprend la mélodie, l'arrange à sa sauce, l'étire avec un minimum d'arrangements pour parvenir à en faire une douce comptine d'une tristesse insondable, à en tirer des larmes à l'oeil de verre de Le Pen. c'est dire la puissance de la chose. La suite va être du même registre : une pulsation à 0.5 BPM maximum, des guitares égrenant toute leur mélancolie sur des arpèges délicats, quelques notes de piano, des drones subtils et doux auxquels s'ajoute une réverbération du meilleur effet pour atteindre une musique d'une beauté égale aux meilleurs Labradford. Basée sur la répétition, la lenteur, l'hypnotisme, le peu de chose, la musique de Yellow 6 finit par envahir la pièce dans laquelle se trouve l'auditeur et l'envelopper, le happer par de longues plages éthérées. La notion de temps finit par ne plus exister, la pièce dans laquelle vous vous trouvez non plus. Jon Attwood créé, avec le peu d'instruments qu'il a sous la main, un nouveau monde souvent très doux, parfois tendu (this is not a cloud). En somme, il parvient avec rien ou presque à captiver, émouvoir grâce à l'intelligence de ses arrangements et de son talent.
De quoi se retrouver dans les tops de l'année quoi. Seulement personne, hormis mézigue,n'y aura prêté une oreille attentive. Y a des baffes qui se perdent, je vous le dis.
Alors maintenant vous me comprenez quand je vous dis que mes @mis sont de gros abrutis ? Je me demande bien ce qu'ils feraient sans moi tiens. Enfin bon, je me dis qu'ils ne sont pas irrécupérables non plus hein.
La preuve ??
ce sont mes @mis.
Des gens biens en somme. Mais un peu cons.
Comme moi.
Pour ceux qui voudraient se faire une petite idée de ce que donne drifting for the horizon, l'album est en écoute ici sur le bandcamp de Yellow 6.
(on me souffle dans l'oreillette qu'il s'agirait de Gicquel et non Narcy qui aurait dit la France a peur. Mes plus plates excuses envers les intéressés. Le temps ne fait rien à l'affaire....)
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