Je sais pas pour vous mais en ce moment, j'ai beaucoup de mal. En nouveautés c'est le désert , seul certaines rééditions trouvent un intérêt à mes oreilles (Tindersticks, Talk Talk, Mark Hollis, Daho....) mais pour ce qui est des nouveautés, encore une fois, je me fais chier. Pour vous dire à quel point je m'emmerde en ce moment, musicalement parlant hein, j'ai même fini par jeter une oreille à l'album de Noel Gallagher. Imaginez le gabarit de l'emmerdement quand même. Faut vouloir en bouffer de la nouveauté ou être complétement désespéré pour essayer de s'enfiler une telle daube. Rassurez vous, j'ai pas aimé mais alors pas du tout. J'ai pas tenu un morceau.La cuvette des chiottes a été mon amie ensuite.Pour m'en remettre, je me suis mis un disque que je connaissais un peu. Un truc qui buzze pas mal et j'ai fini par bloquer sur les quarante premières secondes du troisième morceau. For 12 de The Other Lives donc. Je ne sais plus depuis quand je n'avais pas connu un tel vertige en écoutant un morceau. Des années je crois. L'impression en quelques secondes d'être happé, entraîné dans des abîmes sans fonds, ou encore en plein dans l'oeil d'un cyclone sous tranxene. Rarement arrangements de cordes ne m'avaient collé de tels frissons d'entrée de jeu. Pour mémoire: depuis les deux premier Tindersticks. For 12 partage les mêmes démesures, les mêmes aspirations, ce même désespoir. Bon ok, chacun s'oriente ensuite dans des directions différentes, qu'on apprécie ou non. Pourtant, pendant une trentaine de secondes, que je me passe presque en boucle, Other Lives est parvenu à s'approcher voir à sonder la profondeur, la beauté de certains grands morceaux des Tindersticks (jism, the not knowing, raindrops entre autre). Ce n'est qu'une poignée de secondes certes mais, en ces temps moroses, elles me font l'effet d'une parenthèse enchantée.
Ceci dit, le reste de for 12 n'est pas dégueux non plus hein. Et l'album, tamer animals, se laisse écouter également avec grand plaisir.
mardi 11 octobre 2011
dimanche 9 octobre 2011
la saloperie du dimanche
pas spécialement de commentaire à faire sur ce tout si tu m'aimes canadien, keskec 1 résume parfaitement la chose en ces termes :
40 degrés à l'ombre a toujours su dénicher les nouveaux talents. C'est notamment le cas pour Nathalie et René Simard, tout droit venus du Canada pour enchanter l'été 1989. Le couple d'interprète enflamme la scène de par leurs chorégraphies endiablées et leurs costumes au top de la mode.
Pas mieux.
40 degrés à l'ombre a toujours su dénicher les nouveaux talents. C'est notamment le cas pour Nathalie et René Simard, tout droit venus du Canada pour enchanter l'été 1989. Le couple d'interprète enflamme la scène de par leurs chorégraphies endiablées et leurs costumes au top de la mode.
Pas mieux.
jeudi 6 octobre 2011
RIP
Décidément l'époque est rude :
il y a quelques jours j'apprends au petit-déj' que REM est mort. Résultat : j'ai repris des céréales deux fois pour fêter l'événement.
Aujourd'hui j'apprends que Steve Jobs est mort. Le monde s'écroule sous mes yeux. Moi qui n'ai jamais utilisé un seul de ses produits de ma vie, vous savez quoi ? Je suis allé dans mon jardin cueillir et bouffer quelques pommes en sa mémoire.
Au boulot : en filant des cachetons à des vieux en bout de course, je découvre, stupéfait, que Barbelivien n'est toujours pas mort. Qu'il est même plus vivant que jamais, sponsorisé par TF1 et nous a affublé d'une nouvelle chansondaube, comme seul lui sait ne pas les écrire. Il a failli ne jamais avoir ses cachetons le vieux.
En revanche, je ne sais pourquoi, j'ai eu un pincement au coeur et surtout les tripes en bouillie en apprenant la mort de Bert Jansch hier. Souvenir de Pentangle, d'un musicien talentueux.
Puis je suis retourné à mes occupations, mon train-train.
Monde de merde.
il y a quelques jours j'apprends au petit-déj' que REM est mort. Résultat : j'ai repris des céréales deux fois pour fêter l'événement.
Aujourd'hui j'apprends que Steve Jobs est mort. Le monde s'écroule sous mes yeux. Moi qui n'ai jamais utilisé un seul de ses produits de ma vie, vous savez quoi ? Je suis allé dans mon jardin cueillir et bouffer quelques pommes en sa mémoire.
Au boulot : en filant des cachetons à des vieux en bout de course, je découvre, stupéfait, que Barbelivien n'est toujours pas mort. Qu'il est même plus vivant que jamais, sponsorisé par TF1 et nous a affublé d'une nouvelle chanson
En revanche, je ne sais pourquoi, j'ai eu un pincement au coeur et surtout les tripes en bouillie en apprenant la mort de Bert Jansch hier. Souvenir de Pentangle, d'un musicien talentueux.
Puis je suis retourné à mes occupations, mon train-train.
Monde de merde.
mercredi 5 octobre 2011
elusive
Curieux disque trouvé lors d'un vide grenier pour la modique somme de 1 €. Sans déconner, elusive de Pressure Drop se mérite en alternant le formidable comme la grosse daube bien infâme. Faut d'abord passer outre la première face, absolument inutile et repoussoir surpuissant qui découragerait n'importe quel auditeur équipé d'une paire d'esgourdes normalement constituées.Silently bad minded, got to be for real et surtout writing on the wall s'apparentent à l'idée que je me fais du cauchemar auditif : patauds, lourds, choeurs à vomir, le trip hop (genre inutile à la base) dans sa définition la plus triste. S'armer de patience donc et chercher le morceau magnifique dès le début de la seconde face. My friend, morceau flippant sur la schizophrénie puis repartir ensuite sur le trip hopeux jazzy facile de don't run away ou encore le sous-Alpha limite St Germain (mais audible tout de même hein) dusk. Elusive enchaîne comme ça sans prévenir grands morceaux, titres anecdotiques ou daubes infâmes sur pas moins de quinze titres. Rude.
L'impression générale qui domine est que les mecs de Pressure Drop ont eu les yeux plus gros que le ventre. En voulant faire une sorte de péplum musical dans lequel le pire côtoierait le meilleur : le jazz, le reggae, le trip hop, la soul, le rock, ils sont parvenus à une sorte de maelström assez indigeste. Tout y passe, parfois presque dans le même morceau. Alors les gars : avoir de l'ambition c'est chouette mais encore faut-il avoir le talent qui va avec. On sent bien qu'il y en a, sounds of time, my friend, darkness ou encore the road sont là pour en attester mais elusive est tellement ancré dans son époque que c'en devient parfois gênant. Les meilleurs morceaux sont ceux qui justement se détachent du trip hop pour naviguer vers le folk, la soul ou le reggae.Il y en a peu certes mais suffisamment marquants qu'on mérite de s'y attarder.
Mais bon, je ne suis pas là pour en faire le procès, au contraire. Si j'en parle c'est que la raison pour laquelle je l'ai acheté, outre le prix dérisoire, est que j'avais toujours en mémoire ce fabuleux sounds of time, découvert sur une compile des inrocks. Ce reggae acoustique from outer space n'a pas pris une ride en 14 ans d'existence, reste d'une efficacité redoutable et efface à lui seul toutes les vilénies présentes sur cet elusive pas totalement maîtrisé. Mais bien plus intéressant tout compte fait que n'importe quel album moyen sans véritable reliefs. Elusive au contraire en a, et pas des moindres, fait d'abysses et de sommets, d'éclairs de génie et de doutes. Un album imparfait certes, à côté duquel il est facile de passer sans le remarquer, mais terriblement humain.
L'impression générale qui domine est que les mecs de Pressure Drop ont eu les yeux plus gros que le ventre. En voulant faire une sorte de péplum musical dans lequel le pire côtoierait le meilleur : le jazz, le reggae, le trip hop, la soul, le rock, ils sont parvenus à une sorte de maelström assez indigeste. Tout y passe, parfois presque dans le même morceau. Alors les gars : avoir de l'ambition c'est chouette mais encore faut-il avoir le talent qui va avec. On sent bien qu'il y en a, sounds of time, my friend, darkness ou encore the road sont là pour en attester mais elusive est tellement ancré dans son époque que c'en devient parfois gênant. Les meilleurs morceaux sont ceux qui justement se détachent du trip hop pour naviguer vers le folk, la soul ou le reggae.Il y en a peu certes mais suffisamment marquants qu'on mérite de s'y attarder.
Mais bon, je ne suis pas là pour en faire le procès, au contraire. Si j'en parle c'est que la raison pour laquelle je l'ai acheté, outre le prix dérisoire, est que j'avais toujours en mémoire ce fabuleux sounds of time, découvert sur une compile des inrocks. Ce reggae acoustique from outer space n'a pas pris une ride en 14 ans d'existence, reste d'une efficacité redoutable et efface à lui seul toutes les vilénies présentes sur cet elusive pas totalement maîtrisé. Mais bien plus intéressant tout compte fait que n'importe quel album moyen sans véritable reliefs. Elusive au contraire en a, et pas des moindres, fait d'abysses et de sommets, d'éclairs de génie et de doutes. Un album imparfait certes, à côté duquel il est facile de passer sans le remarquer, mais terriblement humain.
mardi 4 octobre 2011
Psychic Ills
Aujourd'hui je vais me la jouer grosse feignasse. Note courte donc pour un album qui aurait probablement mérité que je déploie tout la gamme de superlatifs en son encontre mais, il y a toujours un mais, qui se heurte à une très forte pilosité pauméale (ouais je sais ça y en a pas être français). Je n'userai donc que de latifs ordinaires pour le dernier Psychic Ills, hazed dream. Disque psyché discret et modeste sans un accord plus haut que l'autre, sans morceau épique d'au moins vingt minutes ni folie excessive. Un disque simple qu'on jurerait écrit par ces grosses feignasses de frères Reid après consommation excessive de psychotropes en tous genre. Indispensable ? Certainement pas (quoique, faut voir à l'usage) mais avec un arrière-goût de reviens-y fort prononcé qui pourrait faire toute la différence d'ici quelque temps. En sus la pochette est très classe.
dimanche 2 octobre 2011
la saloperie du dimanche
La saloperie sera d'humeur badine, volage, sensuelle, pré-adolescente, post-boutonneuse, pro-acnéique voir néo-romantique. La saloperie se souvient qu'elle fut elle-même adolescente et hormonalement dérangée lors de sa première érection en pensant à LE texte faussement niais et furieusement érotique de Christine Roque et en écoutant la musique sensuellement tendancieuse de premiers frissons d'amour. Que d'émois ma foi et de tendres souvenirs humides remontant à la surface de ma boîte crânienne nostalgique d'une époque où j'aimais à découvrir de nouvelles fonctionnalités corporelles. Pour un peu j'en chialerais.
samedi 1 octobre 2011
agathe the blues
Aujourd'hui, chassons sur les terres de l'huytre. En toute modestie hein. Je n'ai pas son talent pour l'écriture ni sa pathologie monomanique connaissance du sieur Dylan.
Pas maso non plus hein.
Non je partagerais bien un peu deJandek (je déconne) blues avec un album de Mississippi Fred McDowell sorti il y a à peine deux mois : the alan lomax recordings. Il faut tout de même avouer qu'on avait eu peur. Peur qu'il lui soit arrivé quelque chose au Fredo. Pensez donc : huit années sans nouvelles (heritage of the blues date de 2003 tout de même) il y a tout de même de quoi s'inquiéter. Pas de nouvelles, rien, à croire qu'il faisait le mort. Bonne nouvelle : le cadavre bouge encore. Et de fort belle façon. Le label Mississippi records a exhumé quelques bandes datant de 1959 enregistrées amoureusement par Alan Lomax. L'histoire veut qu'il ait rencontré Fred McDowell par le plus pur des hasards en plein trip avec Shirley Collins. Après une journée de dur labeur dans les champs de coton (on nage en plein cliché), McDowell leur a été imposé par un voisin apparemment loin d'être sourd. D'abord perplexes, Lomax et Collins ont fini par être bluffés quand celui-ci a empoigné d'un côté sa bouteille de gin vide, de l'autre sa guitare et a commencé à jouer avec les deux. Le résultat couché sur les bandes est ma foi assez prodigieux.
Je ne saurais sait exactement dire ce qui me scotche le plus dans ce disque : le jeu de guitare fin et délirant (auquel doit beaucoup un certain Charlie Parr.) ou encore la voix chaude et profonde de McDowell. C'est brut de décoffrage, ça se barre parfois un peu dans tous les sens, et surtout c'est d'une vitalité, d'une inventivité, d'une beauté à faire pâlir de jalousie le Beck de one foot in the grave.Non seulement McDowell réussit un excellent blues mais il parvient également sur going down to the river à être intense voir hypnotique. Et enfin à être d'une subtilité remarquable dans son jeu de guitare sur wish i was heaven sitting down.
En somme si les nouveautés sortant à la pelle en ce moment vous font chier, n'hésitez pas à piocher dans les fonds de catalogue de Lomax, on y déniche toujours des trésors. La sortie de ce Fred McDowell en est un et mérite amplement d'être exposé au plus grand nombre. C'est pourquoi dans mon incommensurable bonté je m'abaisse à en parler car je sais que mon blog, lu par des millions d'internautes, permettra à ce disque de devenir un succès international et se vendra par millions.
Il n'y a pas de hasard voyez-vous : en 1988 c'est moi qui ai lancé ce petit groupe de Seattle, fan de Kazéro et se faisant appeler Thaïnana. Sans ma divine intervention il ne se serait jamais renommé Nirvana (thaïnana faisait tout de même ridicule) et n'aurait pas eu le destin qu'on lui connaît. Mais ça c'est une autre histoire que je vous narrerai une autre fois.
Pas maso non plus hein.
Non je partagerais bien un peu de
Je ne saurais sait exactement dire ce qui me scotche le plus dans ce disque : le jeu de guitare fin et délirant (auquel doit beaucoup un certain Charlie Parr.) ou encore la voix chaude et profonde de McDowell. C'est brut de décoffrage, ça se barre parfois un peu dans tous les sens, et surtout c'est d'une vitalité, d'une inventivité, d'une beauté à faire pâlir de jalousie le Beck de one foot in the grave.Non seulement McDowell réussit un excellent blues mais il parvient également sur going down to the river à être intense voir hypnotique. Et enfin à être d'une subtilité remarquable dans son jeu de guitare sur wish i was heaven sitting down.
En somme si les nouveautés sortant à la pelle en ce moment vous font chier, n'hésitez pas à piocher dans les fonds de catalogue de Lomax, on y déniche toujours des trésors. La sortie de ce Fred McDowell en est un et mérite amplement d'être exposé au plus grand nombre. C'est pourquoi dans mon incommensurable bonté je m'abaisse à en parler car je sais que mon blog, lu par des millions d'internautes, permettra à ce disque de devenir un succès international et se vendra par millions.
Il n'y a pas de hasard voyez-vous : en 1988 c'est moi qui ai lancé ce petit groupe de Seattle, fan de Kazéro et se faisant appeler Thaïnana. Sans ma divine intervention il ne se serait jamais renommé Nirvana (thaïnana faisait tout de même ridicule) et n'aurait pas eu le destin qu'on lui connaît. Mais ça c'est une autre histoire que je vous narrerai une autre fois.
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