Rocéphine : ANTIBIOTIQUE ANTIBACTERIEN de la famille des bêta-lactamines du groupe des céphalosporines de 3ème génération. Utilisée en première intention contre les infections méningées, la maladie de Lyme, les pneumopathies, la bronchite chronique infectieuse, pyelonéphrite, infections urinaires basses, purpura fulminans.
Rocéphine : puissant antibiotique utilisé pour purger les portugaises encombrées par des otites à répétition (otites récentes -2012- dites Dominiquaniose ou celles, plus virulentes, de 2011 : l'otite Miossecose ordinarite, redoutable.) avec atteinte grave du nerf auditif. Délivrée par le Professeur Thomas Belhom, cette rocéphine se distille dans vos conduits auditifs tel un poison à diffusion lente et a des propriétés dépuratives remarquables. La prescription de 45 minutes permet de en effet de purger toutes les vessies franco-françaises qu'E.D.F a tenté de nous faire ingurgiter ces derniers temps (Izia, Zaz, Mademoiselle Nineteen, Coeur de Pirate et bien d'autres encore). Pour plus d'efficacité le professeur Belhom s'est permis de proscrire justement toute électricité, de ne conserver que la substantifique moelle acoustique de sa musique. Pour parvenir à un résultat d'une efficacité aussi confondante, il s'est allié au Dr Staples, clinicien de génie chez Tindersticks, le temps d'un morceau (il faudrait d'ailleurs qu'on m'explique pourquoi le Staples s'amuse depuis le dernier album des Tindersticks à utiliser la réverbération sur sa voix, c'est un poil agaçant) . Il a également expurgé toutes velléités rock ( go TV ! excepté, sur laquelle, dans les dix dernières secondes, il retrouve l'usage de la guitare électrique) pour soit tendre vers un psychédélisme d'une grande douceur (champignon agréable), soit vers une pop de chambre à forte influence jazz, soit vers une pop expérimentale vers laquelle tend Dominique A depuis quelques années sans véritablement y parvenir (temps allongé, l'avancée en moi plus proche d'un Jérome Minière cependant) ou encore une sorte d'art pop à la Talk Talk (yumi, ciel). Chaque composant de cette rocéphine est, il faut l'avouer, d'une redoutable efficacité pour les ouïes. Cependant le bougre ne se contente pas d'utiliser tout le spectre de la pop pour parvenir à ses fins, il se permet également de s'aventurer sur les chemins de traverse en galante compagnie (excursion) ou de verser dans l'expérimental sans pour autant qu'il y ait d'interactions fâcheuses au niveau moléculaire. Quant à l'enrobage, il est d'une grande délicatesse, voir d'une grande finesse, proche de l'os, subtil mélange du Mark Hollis (toujours dans les bons coups quand il s'agit de tutoyer l'excellence) et du remué de Dominique A.
Bien entendu, le mode d'emploi est livré dans différentes langues (français, anglais) afin de faciliter la compréhension de tout un chacun.
Décidément, quelques semaines après la parution des nouveaux Arlt ou Avec Pas D'Casque, le rocéphine de Thomas Belhom me fait dire que 2012 est définitivement une putain de grande année pour la chanson francophone. Et Ici D'ailleurs, label qui le distribue, un label exigeant et toujours intéressant dans ses choix.
album en écoute ici , en vente là .
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samedi 14 juillet 2012
mercredi 30 mai 2012
Paulo te quiero
Comme la mode actuelle est aux disques courts mais intenses (voyez le Daughn Gibson, le Kevin Tihista ou encore le Monochrome Set) je ferai une note courte et intense en posant une question certes con mais néanmoins pertinente :
Quel disque aurait pondu Johnny Cash s'il avait écouté en boucle song d'It's Immaterial en essayant de le reproduire façon ting des Nits ?
Ebauche de réponse donc :
Probablement un disque d'une rare délicatesse, quelque chose de minéral, brut voir bouleversant, ressemblant de près au mid air de Paul Buchanan. Soit, dans le cas présent, quatorze haïkus musicaux, fragiles, pour lesquels les arrangements se résument à rien ou peu : une voix, un piano, quelques claviers et un silence, omniprésent. Avec cette configuration, minimale, Buchanan parvient au maximum d'émotions et finirait par rendre sensible une bande de mormons autarciques et autistes. Un miracle en somme.
Pour clore cette courte, mais intense, note, j'ajouterai que mid air ressemble un peu à un fantasme, une chimère : pour tout dire, il s'agit de l'album qu'on rêverait d'entendre de la part de John Cale. Un disque simple, habité, débarrassé de toute folie, une sorte de fragments of a rainy season apaisé. Vous en rêviez depuis 1973 et Paris 1919, ou encore 1998 et l'album solo d'Hollis, Buchanan l'a fait. Un miracle en somme.
Quel disque aurait pondu Johnny Cash s'il avait écouté en boucle song d'It's Immaterial en essayant de le reproduire façon ting des Nits ?
Ebauche de réponse donc :
Probablement un disque d'une rare délicatesse, quelque chose de minéral, brut voir bouleversant, ressemblant de près au mid air de Paul Buchanan. Soit, dans le cas présent, quatorze haïkus musicaux, fragiles, pour lesquels les arrangements se résument à rien ou peu : une voix, un piano, quelques claviers et un silence, omniprésent. Avec cette configuration, minimale, Buchanan parvient au maximum d'émotions et finirait par rendre sensible une bande de mormons autarciques et autistes. Un miracle en somme.
Pour clore cette courte, mais intense, note, j'ajouterai que mid air ressemble un peu à un fantasme, une chimère : pour tout dire, il s'agit de l'album qu'on rêverait d'entendre de la part de John Cale. Un disque simple, habité, débarrassé de toute folie, une sorte de fragments of a rainy season apaisé. Vous en rêviez depuis 1973 et Paris 1919, ou encore 1998 et l'album solo d'Hollis, Buchanan l'a fait. Un miracle en somme.
mercredi 11 janvier 2012
la vie est vraiment une grosse pute
Y a-t-il une vie après Talk Talk ?
Je pose cette question absolument fondamentale pour l'auditeur avisé de façon totalement anodine voir désinvolte pour au moins une bonne raison : Tim Friese-Greene, l'autre tête pensante de ce groupe refait parler de lui.
La légende dit qu'après le clash en 1992, il serait devenu ermite, vivant (enfin le terme est assez mal choisi) dans une grotte dans le Larzac, expiant ses pêchés en mangeant des baies de sureau et n'ayant pour seul contact extérieur que la lecture de l'intégrale de Paul Loup Sulitzer. Quand l'homme a été retrouvé, il y a de cela quelques mois, nu (bien évidemment) il n'arrêtait pas de maugréer des termes incompréhensibles dans une langue inconnue de tout un chacun, en se fouettant le corps d'orties plus ou moins fraîches ainsi que de chardons en pleine remontée de sève. D'après les psychiatres dépêchés sur place et après plusieurs mois de traductions intensives, Friese-Greene se croirait responsable de l'insuccès de Talk Talk, affirmant avec aplomb que s'il n'avait pas rejoint le groupe après le premier album, celui-ci aurait connu un succès planétaire et serait encore en haut des charts à l'heure qu'il est. Il vivrait actuellement en institution psychiatrique spécialisée dans les séquelles qu'ont pu laisser sur le commun des mortels les sorties de trois derniers albums de Talk Talk. Il serait heureux, entouré de gens aimants et bienveillants en son égard.
Mais ce n'est qu'une légende.
En 2012, malgré une légende tenace et quelque peu farfelue, Friese Greene devait revenir sur le devant de la scène avec son groupe Heligoland (ne pas confondre avec le groupe australien du même nom oeuvrant dans la dream pop et le slowcore). En 1997, il sort son premier EP (creosote and tar), en 2000 son premier album (heligoland), en 2006 son second (pitcher, flask & foxy movie). Puis plus rien. Enfin presque. Sous son véritable patronyme il sort également, en 2009, 10 sketches for piano trio.
Donc il devait revenir. Mais ne le fera pas.
Pourquoi en parler alors ?
Parce que la vie est une pute qui se fout de la gueule des grands musiciens. Ainsi que de ses auditeurs.
Quelle était l'une des plus grandes qualités de Talk Talk ?
la science du silence, non ?
Hollis l'a appliqué à la lettre en faisant voeu de silence depuis 1998.
Chez Friese-Greene, c'est tout autre chose : le silence créé par Talk Talk était tellement assourdissant qu'il en est devenu quasi sourd.
Hein ??? Quoi ???
Pour faire simple : Friese-Greene a du abandonner deux albums en cours de production parce qu'il souffre................................d'acouphènes. Rendant l'enregistrement de quoi que ce soit impossible du fait que le silence n'existe plus et devienne un véritable torture permanente.
Alors pour répondre à ma question d'introduction: survivre après Talk Talk n'est décidément pas possible. En condamnant irrémédiablement ses deux têtes pensantes au silence radio, la vie, cette salope, a un sens de l'humour tout de même très particulier.
Je pose cette question absolument fondamentale pour l'auditeur avisé de façon totalement anodine voir désinvolte pour au moins une bonne raison : Tim Friese-Greene, l'autre tête pensante de ce groupe refait parler de lui.
La légende dit qu'après le clash en 1992, il serait devenu ermite, vivant (enfin le terme est assez mal choisi) dans une grotte dans le Larzac, expiant ses pêchés en mangeant des baies de sureau et n'ayant pour seul contact extérieur que la lecture de l'intégrale de Paul Loup Sulitzer. Quand l'homme a été retrouvé, il y a de cela quelques mois, nu (bien évidemment) il n'arrêtait pas de maugréer des termes incompréhensibles dans une langue inconnue de tout un chacun, en se fouettant le corps d'orties plus ou moins fraîches ainsi que de chardons en pleine remontée de sève. D'après les psychiatres dépêchés sur place et après plusieurs mois de traductions intensives, Friese-Greene se croirait responsable de l'insuccès de Talk Talk, affirmant avec aplomb que s'il n'avait pas rejoint le groupe après le premier album, celui-ci aurait connu un succès planétaire et serait encore en haut des charts à l'heure qu'il est. Il vivrait actuellement en institution psychiatrique spécialisée dans les séquelles qu'ont pu laisser sur le commun des mortels les sorties de trois derniers albums de Talk Talk. Il serait heureux, entouré de gens aimants et bienveillants en son égard.
Mais ce n'est qu'une légende.
En 2012, malgré une légende tenace et quelque peu farfelue, Friese Greene devait revenir sur le devant de la scène avec son groupe Heligoland (ne pas confondre avec le groupe australien du même nom oeuvrant dans la dream pop et le slowcore). En 1997, il sort son premier EP (creosote and tar), en 2000 son premier album (heligoland), en 2006 son second (pitcher, flask & foxy movie). Puis plus rien. Enfin presque. Sous son véritable patronyme il sort également, en 2009, 10 sketches for piano trio.
Donc il devait revenir. Mais ne le fera pas.
Pourquoi en parler alors ?
Parce que la vie est une pute qui se fout de la gueule des grands musiciens. Ainsi que de ses auditeurs.
Quelle était l'une des plus grandes qualités de Talk Talk ?
la science du silence, non ?
Hollis l'a appliqué à la lettre en faisant voeu de silence depuis 1998.
Chez Friese-Greene, c'est tout autre chose : le silence créé par Talk Talk était tellement assourdissant qu'il en est devenu quasi sourd.
Hein ??? Quoi ???
Pour faire simple : Friese-Greene a du abandonner deux albums en cours de production parce qu'il souffre................................d'acouphènes. Rendant l'enregistrement de quoi que ce soit impossible du fait que le silence n'existe plus et devienne un véritable torture permanente.
Alors pour répondre à ma question d'introduction: survivre après Talk Talk n'est décidément pas possible. En condamnant irrémédiablement ses deux têtes pensantes au silence radio, la vie, cette salope, a un sens de l'humour tout de même très particulier.
vendredi 28 octobre 2011
silent cut
mais que va devenir ce pauvre Mark Hollis ??? Après cette fin houleuse, remettra-t-il les couverts ? ou se retirera-t-il à jamais lors d'une procession religieuse pendant laquelle la foi est venue le trouver, l'extirpant sans remords d'une vie dissolue ? Toutes ces interrogations trouveront une réponse ici, dans la note qui suit :
Sur une demande pressante, et non parce que l'album est magnifique bien entendu, je me décide à chroniquer le Mark Hollis. Il est vrai que je me suis posé la question quant à cette chronique. Pourquoi chroniquerais-je Hollis et pas Heligoland ou O'Rang ? Les deux autres sont des albums de Friese-Greene pour Heligoland et Harris et Webb pour O'Rang. La réponse est simple: je connais mieux le Hollis qu'O'Rang (dont les deux albums sont à découvrir) et pas du tout Heligoland. Or donc, Hollis a un contrat avec polydor le liant pour deux albums. Le premier, le laughing stock de Talk Talk sorti en 91, il lui en reste un à sortir (logique me direz-vous). Il demande donc à Phill Brown de le produire avec les mêmes libertés que pour le dernier Talk Talk. Sorti en 1998, il aura fallu 7 ans à Mark Hollis pour panser les blessures qu'auront laissé Talk Talk. Un silence de 7 ans et 20 secondes pour débuter cette ode au silence. Pour bien se démarquer de Talk Talk ou peut-être pas, l'album commence donc par un silence de 20 secondes (comme myrrhman) et un rappel au 3ème album: the colour of spring. Débuter ce disque par ce titre ne peut être qu'une provocation ou alors une façon de dire : Talk Talk c'était moi et personne d'autre. Maintenant que je viens de l'enterrer avec ce morceau, je prends le commandement de l'album et ce sera un album de Mark Hollis que vous écouterez point final. En effet, l'objet en question ne peut être qu'un album de Hollis. Entièrement acoustique, enregistré avec deux micros stéréo, que dire de plus ? Que l'album a beau avoir un format pop : 8 chansons pour 46 mns, il a plus à voir dans l'esprit avec le jazz ou le classique voir le folk que tout ce à quoi a pu être affilié Hollis jusque là. Il creuse dans cet album ses obsessions pour le classique, le jazz, voir l'expérimental ou le free-jazz. Il suffit d'écouter a life (1895-1915) pour s'en rendre compte : le quartet de bois renvoie au classique, la basse quant à elle renvoie au jazz et les percussions, les choeurs à l'expérimental. Ce qui est extraordinaire c'est que tout cohabite sans que l'un ou l'autre des styles ne prenne le dessus, tout ici coule de source, paraît naturel.
A
croire que le silence arrive à lier tous les styles évoqués ci-dessus
en une seule entité. Le génie de Hollis est justement de faire du
silence le principal instrument de cet album. Plus que tout au monde, il
est présent et Hollis lui rend le plus grand hommage qu'un musicien
puisse lui faire. Bon, entrer dans cet album n'est pas chose aisée, il
faut accepter de se laisser bousculer par ses silences, ses directions
parfois contradictoires, cette sorte de statisme, ce parti-pris très
personnel de voir la musique. Il faut accepter cette acoustique qui
donne l'impression que l'album a été enregistré dans la pièce où on est,
comprendre que la musique n'est pas futile mais nécessaire, qu'elle
invite ici à la confidence, au recueillement. Mais attention ce disque
est tout sauf austère ou aride. Il demande énormément à l'auditeur, de
la patience de la véritable écoute mais une fois que l'on réussit à y
entrer, il est d'une générosité extraordinaire. Il est certes moins
immédiat que ceux de Talk Talk mais tout aussi foisonnant, riche, et a
une personnalité qui lui est propre. Beau, complexe, abordable, sans
concessions il s'agit là encore d'un indispensable de la part d'Hollis.
Album qui clôt un parcours exemplaire de la part de son auteur et qui va
jusqu'au bout de sa logique : The colour of spring commence par 20
secondes de silence, A new jerusalem setermine sur 1' 40" de silence.
Depuis......shhhhhh.
Au fait , juste une anecdote : sans Hollis et Talk Talk, Bashung n'aurait jamais fait l'imprudence. Lauging stock et spirit of eden étaient des influences revendiquées par Bashung lors de l'enregistrement dudit album. Rien que pour cela, je vouerai une reconnaissance éternelle à Talk Talk.
Sur une demande pressante, et non parce que l'album est magnifique bien entendu, je me décide à chroniquer le Mark Hollis. Il est vrai que je me suis posé la question quant à cette chronique. Pourquoi chroniquerais-je Hollis et pas Heligoland ou O'Rang ? Les deux autres sont des albums de Friese-Greene pour Heligoland et Harris et Webb pour O'Rang. La réponse est simple: je connais mieux le Hollis qu'O'Rang (dont les deux albums sont à découvrir) et pas du tout Heligoland. Or donc, Hollis a un contrat avec polydor le liant pour deux albums. Le premier, le laughing stock de Talk Talk sorti en 91, il lui en reste un à sortir (logique me direz-vous). Il demande donc à Phill Brown de le produire avec les mêmes libertés que pour le dernier Talk Talk. Sorti en 1998, il aura fallu 7 ans à Mark Hollis pour panser les blessures qu'auront laissé Talk Talk. Un silence de 7 ans et 20 secondes pour débuter cette ode au silence. Pour bien se démarquer de Talk Talk ou peut-être pas, l'album commence donc par un silence de 20 secondes (comme myrrhman) et un rappel au 3ème album: the colour of spring. Débuter ce disque par ce titre ne peut être qu'une provocation ou alors une façon de dire : Talk Talk c'était moi et personne d'autre. Maintenant que je viens de l'enterrer avec ce morceau, je prends le commandement de l'album et ce sera un album de Mark Hollis que vous écouterez point final. En effet, l'objet en question ne peut être qu'un album de Hollis. Entièrement acoustique, enregistré avec deux micros stéréo, que dire de plus ? Que l'album a beau avoir un format pop : 8 chansons pour 46 mns, il a plus à voir dans l'esprit avec le jazz ou le classique voir le folk que tout ce à quoi a pu être affilié Hollis jusque là. Il creuse dans cet album ses obsessions pour le classique, le jazz, voir l'expérimental ou le free-jazz. Il suffit d'écouter a life (1895-1915) pour s'en rendre compte : le quartet de bois renvoie au classique, la basse quant à elle renvoie au jazz et les percussions, les choeurs à l'expérimental. Ce qui est extraordinaire c'est que tout cohabite sans que l'un ou l'autre des styles ne prenne le dessus, tout ici coule de source, paraît naturel.
A
croire que le silence arrive à lier tous les styles évoqués ci-dessus
en une seule entité. Le génie de Hollis est justement de faire du
silence le principal instrument de cet album. Plus que tout au monde, il
est présent et Hollis lui rend le plus grand hommage qu'un musicien
puisse lui faire. Bon, entrer dans cet album n'est pas chose aisée, il
faut accepter de se laisser bousculer par ses silences, ses directions
parfois contradictoires, cette sorte de statisme, ce parti-pris très
personnel de voir la musique. Il faut accepter cette acoustique qui
donne l'impression que l'album a été enregistré dans la pièce où on est,
comprendre que la musique n'est pas futile mais nécessaire, qu'elle
invite ici à la confidence, au recueillement. Mais attention ce disque
est tout sauf austère ou aride. Il demande énormément à l'auditeur, de
la patience de la véritable écoute mais une fois que l'on réussit à y
entrer, il est d'une générosité extraordinaire. Il est certes moins
immédiat que ceux de Talk Talk mais tout aussi foisonnant, riche, et a
une personnalité qui lui est propre. Beau, complexe, abordable, sans
concessions il s'agit là encore d'un indispensable de la part d'Hollis.
Album qui clôt un parcours exemplaire de la part de son auteur et qui va
jusqu'au bout de sa logique : The colour of spring commence par 20
secondes de silence, A new jerusalem setermine sur 1' 40" de silence.
Depuis......shhhhhh.Au fait , juste une anecdote : sans Hollis et Talk Talk, Bashung n'aurait jamais fait l'imprudence. Lauging stock et spirit of eden étaient des influences revendiquées par Bashung lors de l'enregistrement dudit album. Rien que pour cela, je vouerai une reconnaissance éternelle à Talk Talk.
samedi 15 octobre 2011
Half Asleep
J'aurais aimé dire du bien de subtitles for the silent versions d'Half Asleep.J'aurais aimé, c'est sur.
Pourtant, non. Je n'en dirai très peu ou rien, l'@mi esther sur son blog le fait très bien.Il a parfaitement su en capter l'essence.
Je me contenterai juste d'ajouter que j'y entends parfois du Smog, du Cindy Dall, du Mark Hollis, l'austérité d'une Nico comme le faisait justement remarqué Esther. Ce genre de références qui en temps normal devrait peser sur son auteure et faire de son disque une sorte de catalogue musical inintéressant, vide.
Mais bon je me suis dit que je n'en dirais pas de bien. Je laisse ça aux autres, s'exprimant mieux que moi. Je ne rajouterai rien d'autre excepté ceci : c'est qu'une fois la glace brisée, une fois le casque mis sur les oreilles, le volume sonore à fond, il y a dans subtitles une vie incroyable (on y entend le bois des instruments, la création se faire presque en direct), un talent magnifique qui vous saute littéralement à la gueule. Grand disque qui se mérite et belle note de l'@mi .
PS : et au passage merci à Delphine Dora de m'avoir mis sur la piste de ce disque il y a quelques mois.
Pourtant, non. Je n'en dirai très peu ou rien, l'@mi esther sur son blog le fait très bien.Il a parfaitement su en capter l'essence.
Je me contenterai juste d'ajouter que j'y entends parfois du Smog, du Cindy Dall, du Mark Hollis, l'austérité d'une Nico comme le faisait justement remarqué Esther. Ce genre de références qui en temps normal devrait peser sur son auteure et faire de son disque une sorte de catalogue musical inintéressant, vide.
Mais bon je me suis dit que je n'en dirais pas de bien. Je laisse ça aux autres, s'exprimant mieux que moi. Je ne rajouterai rien d'autre excepté ceci : c'est qu'une fois la glace brisée, une fois le casque mis sur les oreilles, le volume sonore à fond, il y a dans subtitles une vie incroyable (on y entend le bois des instruments, la création se faire presque en direct), un talent magnifique qui vous saute littéralement à la gueule. Grand disque qui se mérite et belle note de l'@mi .
PS : et au passage merci à Delphine Dora de m'avoir mis sur la piste de ce disque il y a quelques mois.
mardi 11 octobre 2011
un autre monde
Je sais pas pour vous mais en ce moment, j'ai beaucoup de mal. En nouveautés c'est le désert , seul certaines rééditions trouvent un intérêt à mes oreilles (Tindersticks, Talk Talk, Mark Hollis, Daho....) mais pour ce qui est des nouveautés, encore une fois, je me fais chier. Pour vous dire à quel point je m'emmerde en ce moment, musicalement parlant hein, j'ai même fini par jeter une oreille à l'album de Noel Gallagher. Imaginez le gabarit de l'emmerdement quand même. Faut vouloir en bouffer de la nouveauté ou être complétement désespéré pour essayer de s'enfiler une telle daube. Rassurez vous, j'ai pas aimé mais alors pas du tout. J'ai pas tenu un morceau.La cuvette des chiottes a été mon amie ensuite.Pour m'en remettre, je me suis mis un disque que je connaissais un peu. Un truc qui buzze pas mal et j'ai fini par bloquer sur les quarante premières secondes du troisième morceau. For 12 de The Other Lives donc. Je ne sais plus depuis quand je n'avais pas connu un tel vertige en écoutant un morceau. Des années je crois. L'impression en quelques secondes d'être happé, entraîné dans des abîmes sans fonds, ou encore en plein dans l'oeil d'un cyclone sous tranxene. Rarement arrangements de cordes ne m'avaient collé de tels frissons d'entrée de jeu. Pour mémoire: depuis les deux premier Tindersticks. For 12 partage les mêmes démesures, les mêmes aspirations, ce même désespoir. Bon ok, chacun s'oriente ensuite dans des directions différentes, qu'on apprécie ou non. Pourtant, pendant une trentaine de secondes, que je me passe presque en boucle, Other Lives est parvenu à s'approcher voir à sonder la profondeur, la beauté de certains grands morceaux des Tindersticks (jism, the not knowing, raindrops entre autre). Ce n'est qu'une poignée de secondes certes mais, en ces temps moroses, elles me font l'effet d'une parenthèse enchantée.
Ceci dit, le reste de for 12 n'est pas dégueux non plus hein. Et l'album, tamer animals, se laisse écouter également avec grand plaisir.
Ceci dit, le reste de for 12 n'est pas dégueux non plus hein. Et l'album, tamer animals, se laisse écouter également avec grand plaisir.
mardi 16 novembre 2010
Avis de recherche
On recherche activement l'individu agissant sous plusieurs pseudonymes dans différents blogs ou encore massacrant allégrement certains CO certifiés en tant que tel par une presse musicale de plus en plus sourde sur un blog salvateur et répondant au doux nom (incompréhensible par ailleurs) de Loner sur certains forums. Cet homme, schizophrène fou furieux croyant vivre dans les années 70 (rendez-vous compte, il écoute et achète des disques, vous savez, ces trucs plats de forme circulaire qui, posés sur une machine infernale, émettent sons en tournant à une vitesse d'environ 33 tours 1/3 par minute) n'a plus posté quoi que ce soit sur le net depuis trois jours. Autant dire une éternité. Ajouté à cela que l'homme en question ne voue un culte qu'aux chanteurs dont le prénom commence par un Mark (Mark Hollis, Kozelek, Dutrou, Assin et j'en passe), qui jouent sur des instruments faits de bois de préférence acoustiques et vous aurez le portrait d'un dangereux individu en décalage total avec la pensée sociale actuelle. Cet homme est donc un danger public.
Quiconque aura des renseignements à me fournir sera fortement récompensé par son poids en chansons de Peter & Sloane. Je vous remercie d'avance.
Quiconque aura des renseignements à me fournir sera fortement récompensé par son poids en chansons de Peter & Sloane. Je vous remercie d'avance.
dimanche 7 novembre 2010
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