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dimanche 5 janvier 2014

La saloperie du dimanche

Dis moi l'ami, t'as passé un bon réveillon du nouvel an ? t'es  encore sur des restes ??
Tu sais, quand c'est comme ça, faut pas s'arrêter en si bon chemin, autrement c'est la gueule de bois assurée. Alors, pour éviter ce genre de mésaventure, la démarche à suivre la plus évidente c'est le programme préconisé par le Dr Gérard Bôle du Chaumont : la défonce.
Ce programme approuvé par les plus grands spécialistes du genre, à savoir le quartet infernal comprenant le triple B& S : Gérard Blanchard, Plastic Bertrand , Alain Bashung (mais que vient-il faire là-dedans lui ?) et Vivien Savage, te permettra à toi l'ami de passer le cap du nouvel an dans les meilleures dispositions possibles.
Bon, je ne vais pas te mentir plus longtemps l'ami : l'écoute de ce breuvage te fera l'effet inverse du programme promis. Plutôt que prolonger les effets d'une alcoolisation massive sur ta pauvre personne, ça va la stopper nette. Tu n'auras certes pas la gueule de bois, mais le retour à la réalité sera plus que difficile. Allez, voyons le bon côté des choses : en ce jour de galette des rois, le dépôt de la tienne suite à l'écoute de ce COSC te permettra justement de faire de la place pour pouvoir te bâfrer en toute impunité. Génial non ?
Alors, merci qui ?

samedi 11 mai 2013

Mendelson


Dis moi mon Pascalou,
t'en as pas marre d'avoir des critiques/chroniques élogieuses ? que tes disques soient à ce point encensés ? En particulier celui que tu viens de sortir il y a à peine une semaine. Ne trouves-tu point cela quelque peu suspicieux ?
Hein ? dis moi tout.
Alors moi, la Myrhh, tel un preux chevalier anti Mendelson pour tous, je m'en vais rectifier ça à gros coup de santiags dans ta face, de kalashnikov, d'arguments massue,bien sentis et d'une rare pertinence.
Pour commencer, tu fais croire au monde entier que tu es un stakhanoviste en sortant un triple album alors qu'en vrai tu es une bonne grosse feignasse.  Non mais c'est vrai quoi, t'as prévu de faire des concerts prochainement ? J'imagine bien le tableau :
- "bonjour on est Mendelson, on vient jouer chez vous avec Matt Elliott. Comme on a que deux heures pour les deux concerts, on va se les répartir comme ça : une heure pour Matt, une pour nous. Mais comme on est des grosses larves, on ne va jouer qu'un seul morceau. Et pendant ce morceau, je vais vous lire le nouveau Guillaume Musso et mes collègues de travail vont faire du tatapoum avec leurs instruments. Ça vous va ??"
Pas con hein mais ça prend pas là.
Tu nous sers également le coup du triple album : ben voyons !!!  t'es pas au courant que tu peux mettre plus de 80 mns de musique sur un cd ? Je t'explique : tu prends tes 5 morceaux du premier disque (environ 40 mns), tu les ajoutes au cinq autres du troisième (42 mns) et tu obtiens un seul disque de 82 mns, nous épargnant ainsi un triple. Tu penses à la nature parfois Pascal ? hein ?? à tout ce pétrole qui te sert à faire tes disques ? Non hein ? c'est bien ça ??? demande à Michael Stipe :  lui, pour épargner la nature il a préféré arrêter la musique. Lui au moins il  réfléchi aux conséquences de ses actes (tu me diras : il aurait pu y réfléchir plus tôt).

D'aucun disent que ton album est une déflagration dans le paysage musical actuel, qu'il n'a pas d'équivalents, que tu bouleverses tous les codes de la musique française. Tu veux savoir ce que j'en  pense ? Va falloir qu'ils s'achètent une paire d'esgourdes en bon état ceux qui écrivent ça. Non mais franchement Pascal :  où as-tu appris à chanter ? hein ??? OU ???Pas une ligne de chant clair sur ton album : tu annones, tu récites, tu sembles te faire chier. Mais bordel, connais-tu Matthew Bellamy ?? ou plus près de chez nous Damien Saez ou Calogero ? Eux au moins savent ce qu'est CHANTER, eux au moins savent moduler leur voix, savent rendre poignante chaque note que leur organe vocal produit. Toi t'es là, tu récites tes textes comme un dépressif raconte sa vie. Parlons en tiens.
Aahhhhhhhhhhhhh, ces textes............... ces textes !!!
Tu crois qu'écrire un bouquin et le réciter pendant près d'une heure va te donner une crédibilité artistique que d'autres n'ont pas ? As-tu eu au moins connaissance de la signification du mot suivant : concision. CON-CI-SION ??
Visiblement : non.
 Tes textes, c'est d'une longueur à faire pâlir de jalousie Siffredi, c'est d'un morne qui plus est. Franchement, Pascal, si tu laissais Christophe Maé les faire, tes textes, ce serait mieux pour tout le monde. Ce serait simple, frais, garanti sans prise de tête, accessible à n'importe qui. Au lieu de ça, tu ponds des textes chiants, désespérants d'où semble ne filtrer aucun espoir. Tu utilises un dévidoir à horreurs (la palme revenant à le jour où) faisant presque dans la cruauté gratuite. A un moment j'ai quand même cru au miracle : une autre histoire. Je me suis dit : chouette, il reprend Gérad Blanc, textuellement ça va enfin être compréhensible et simple. Mais nonnnnnnnnnnnnnnn. C'était pas Gérard Blanc.

Et je ne suis pas encore arrivé à l'essentiel.
La musique.
Si tant est qu'on puisse appeler cela comme ça.
Dis moi, t'en fais exprès ou tu te noies dans le beurre? parce qu'à première vue, tu ne sembles connaitre que deux options pour faire de la musique : le silence ou le bordel. Laisse moi t'en ajouter une troisième : la mélodie. Un truc simple, tu sais. Fait avec des notes, formant parfois des harmonies, le tout créant un air. La mélodie a pour but de te faire passer un agréable moment, de t'extraire d'un quotidien parfois morne. Ca n'a pas besoin d'être compliqué- jette une oreille à ce que fait Christophe Maé, ou à ces génies mélodiques que sont Tryo par exemple-, juste d'être agréable. Mais non, là mossieur a des ambitions, mossieur intellectualise sa musique. Pascal, sors toi les doigts du fondement, fais un effort, rends toi accessible. Dès le premier morceau on sait que musicalement ton triple album (mon dieu, mais quelle idée !!!) sera une purge : plus de deux minutes à attendre que le batteur tape sur ses futs, dix que vienne une mélodie, un truc à se mettre sous la dent. A la place de ça, à quoi a-t-on droit ? à des blips insupportables, des blings, des guitares qui s'accordent en cours de morceau.
Et tu appelles ça de la musique ?
Laisse moi te dire que ce n'est pas avec ce genre de disque que tu vas révolutionner quoi que ce soit, que tu vas t'attirer de nombreux auditeurs. Se foutre aussi ouvertement de la gueule des mélomanes que nous sommes devrait t'attirer les foudres et ça ne serait que justice. Ca a d'ailleurs commencé dès le 06 mai dernier : tu remarqueras mon petit Pascal que les inrocks, ce canard gauchiste et révolutionnaire, n'a pas écrit une seule ligne sur ton disque, préférant se gausser à juste titre par ailleurs, sur le nouvel album de Daft Punk.
Il y a donc une justice divine en ce bas monde.


Pour conclure, et pour être tout à fait complet, je n'ai connu, depuis que je consomme de la musique compulsivement (soit près de 25 ans), que quatre chocs musicaux en matière de rock français actuel (je ne tiens volontairement pas compte du métal, auquel cas il faudrait rajouter Blut Aus Nord, Deathspell Omega, S.V.E.ST et d'autres encore) Ces disques que j'écoute encore de façon régulière m'accompagne depuis bientôt vingt ans. Petit rappel chronologique :  il y a en premier lieu le #3 de Diabologum (1996), qui n'aura jamais connu de successeur. Vient ensuite le remué de Dominique A (1999) dont la carrière a pris un tout autre chemin depuis avec plus ou moins de sommets mais toujours passionnante et d'une grande dignité. En 2000 c'est le quelque part de Mendelson, grosse grosse claque avec cet album rock/free-jazz reprenant la ligne de conduite instaurée quatre ans plus tôt par le #3 de Diabologum. Et enfin arrive l'imprudence de Bashung en 2002 (bien que je lui préfère Novice, la première écoute de l'imprudence fut un choc sans pareil.) Depuis 2002 donc, rien, que dalle.
Cette année, nouveau choc donc. Avec, de nouveau, l'un des groupes cités plus haut. A vrai dire le seul encore en activité avec Dominique A. Nouveau choc pour les raisons absolument inverses de celles évoquées tout au long de cette note. Je ne les reprendrai pas mais Pascal, tu peux maintenant t'arrêter quand tu veux . Tu viens de sortir un disque tellement hors norme qu'il nous/me faudra bien au moins une décennie voir deux pour en faire le tour. Un tel niveau d'exigence et d'aventure, c'en devient presque dégueulasse pour la concurrence (autant nationale qu'internationale). Ce triple album est un triple choc dont je vais clairement avoir du mal à me remettre. Pour moi, il est évident qu'il y aura un avant et un après Mendelson, ni plus ni moins, on ne peut pas sortir un tel disque sans laisser de traces, qu'on aime ou qu'on déteste, ce disque ne peut laisser indifférent.
Mendelson est grand, Pascal Bouaziz est grand. Il fallait que ce soit dit.
En toute objectivité bien sur.


lundi 18 juin 2012

Arlt : feu la figure

Si je tenais en face de moi Eloïse et Sing Sing d'Arlt, je peux vous assurer que ces deux énergumènes passeraient un putain de sale quart d'heure en ma compagnie. S'ils étaient devant moi je leur dirais précisément : ça vous dirait de faire un disque "normal" ??? Vous savez ce que c'est au moins un disque ??? Vous savez, une galette  sur laquelle sont gravées des chansons structurées du style couplet/refrain avec des paroles qu'on comprend dessus. Ça vous dit quelque chose ????
Putain, je vous le dis : ils ont un bol monstrueux de ne pas se trouver devant moi.
C'est vrai quoi : vous avez jeter une oreille à feu la figure vous ???
Vous avez déjà entendu un truc pareil vous en chanson française ???
pour commencer il n'y a pas d'arrangements, pas de cordes, pas de batterie, rien. Il y a bien quelques guitares mais elles paraissent  faméliques. Mais putain mais elle est où votre ambition , Arlt ?? Je sais pas moi, prenez exemple sur Amel Bent ou, dans une veine plus intello : Bénabar. Chez eux on la sent bien l'ambition, elle envoie du bois, chaque titre te pète à la gueule, a une vie propre à soi.
Chez vous il y a quoi ?? une guitare qui se branle sans jamais parvenir à jouir, des paroles incomprenables et ridicules, des voix horripilantes s'entrecroisant...........

MAIS TA GUEULE !!!!!!!!!!!!!
retourne écouter  tes merdes et arrête de raconter n'importe quoi. 
MERCI.

Je reprends le fil de cette note parce que là ça part quelque peu en vrille. Cependant, s'il y a bien un point sur lequel je suis d'accord avec l'abruti du dessus c'est celui-là : si j'avais Sing Sing et Eloïse en face de moi je te les engueulerais copieusement mais pas pour les mêmes raisons, loin de là. Je leur dirais que feu la figure est un album absolument in-cri-ti-quable. C'est un tel OSNI qu'on ne sait par quel bout l'appréhender. On lui reconnaît ça et là quelques figures tutélaires : les Pixies de vamos sur surfer rosa ( chien mort, mi amor m'y fait irrémédiablement penser), Bunuel, Fontaine, Areski pour l'absurdité, le surréalisme, Fersen pour le bestiaire (un jour il faudra que je déclare officiellement ma flamme envers qu4tre que je tiens pour un des plus grands disques de chanson française de ces vingt dernières années), Albini période arise therefore de Palace pour l'aridité qui se dégage de chaque titre. Mais, à part ces quelques références, Arlt ne ressemble à rien d'autre qu'à eux même. Ceux qui s'étaient pris une bonne grosse claque avec la langue ( le premier album d'Arlt, pas l'organe, bande de crétins patentés) vont pouvoir tendre l'autre joue, préparer le matelas et appeler direct le samu, feu la figure devrait les terrasser dès les premières secondes. Je n'évoquerai pas les conditions d'enregistrement de l'album, pour plus de détails lisez l'excellente review track par track de Sing Sing et Eloïse sur pinkushion, je dirais simplement qu'Arlt creuse son sillon encore plus profondément, l'asséchant au maximum. La musique en est réduite à sa plus simple expression -quelques guitares qui électrisent jusqu'à l'os- sans pour autant être à court d'idées.
Elle est si aride cette musique qu'elle finit par contaminer la langue, la déshydratant à tel point que les propos finissent par devenir absurdes tendance surréalistes si ce n'est incompréhensibles. Bourrés (dans tous les sens du terme) de jeux de mots laids, de sous-entendus salaces (tu as la bouche pleine, tu as les dents froides, tu m'aimes bien ça se voit), de métaphores animalières, Arlt fait feu des figures de styles en tous genres, tord la langue (le système de signes linguistiques, pas l'album) n'importe comment,  se joue des doubles (voir triples) sens, la malaxe comme seul pouvait  se le permettre  Bashung, jouant sur la compréhension instinctuelle voir sensorielle plus qu'immédiate.
Pour autant feu la figure n'est pas un disque de chanson française masturbatoire élitiste qui ne mène à rien.
Non, bien au contraire : le charme est immédiat, direct, frontal. Les mélodies vous sautent en premier lieu à la gueule, vous foutent K.O puis vous prennent par la main, vous accompagnent en tout temps en tous lieux, s'implantent dans votre crâne et finissent par ne plus vous lâcher. Rien que ça.
Autre chose : parce que je suis un mec sympa, je vous préviens tout de go : entamer l'écoute de feu la figure c'est aussi risquer d'entrer dans une véritable névrose obsessionnelle. Chaque écoute accentue le mystère : d'apparence simples, les chansons fourmillent de détails, de contre-temps inexplicables, de mélodies avortées, de solis tués dans l'oeuf. On croit tenir une explication, un semblant de rationalité et là, manque de bol, on découvre encore un détail, un accord, une note à côté de laquelle on était passé. En somme, on l'écoute une fois, deux puis trois puis après c'est mort  : on voit des rhinocéros partout, des sauterelles vous envahissent l'esprit, une fièvre de cheval vous terrasse jusqu'à ce que vous en perdiez vos bras. Bref,  l'obsession fait son travail de sape, la concurrence française fait la gueule surtout lorsque vous décidez de revendre les 3/4 de votre discothèque rayon français pour n'en garder que la substantifique moelle des chanteurs ou groupes casse-gueules, réduisant votre rayon à une dizaine d'indispensables. Vous finissez par vous demander comment vous avez pu en arriver là, comment, avec rien (deux voix, quelques guitares) Arlt a su créer un univers d'une telle richesse dans lequel vous avez littéralement plongé; comment en deux ans, en électrifiant et asséchant sa musique Arlt a su se rendre aussi indispensable. La réponse la plus simple est peut-être de retourner écouter feu la figure.Encore. Et encore.


vendredi 28 octobre 2011

silent cut

mais que va devenir ce pauvre Mark Hollis ??? Après cette fin houleuse, remettra-t-il les couverts ? ou se retirera-t-il à jamais lors d'une procession religieuse pendant laquelle la foi est venue le trouver, l'extirpant sans remords d'une vie dissolue ? Toutes ces interrogations trouveront une réponse ici, dans la note qui suit :


Sur une demande pressante, et non parce que l'album est magnifique bien entendu, je me décide à chroniquer le Mark Hollis. Il est vrai que je me suis posé la question quant à cette chronique. Pourquoi chroniquerais-je Hollis et pas Heligoland ou O'Rang ? Les deux autres sont des albums de Friese-Greene pour Heligoland et Harris et Webb pour O'Rang. La réponse est simple: je connais mieux le Hollis qu'O'Rang (dont les deux albums sont à découvrir) et pas du tout Heligoland. Or donc, Hollis a un contrat avec polydor le liant pour deux albums. Le premier, le laughing stock de Talk Talk sorti en 91, il lui en reste un à sortir (logique me direz-vous). Il demande donc à Phill Brown de le produire avec les mêmes libertés que pour le dernier Talk Talk. Sorti en 1998, il aura fallu 7 ans à Mark Hollis pour panser les blessures qu'auront laissé Talk Talk. Un silence de 7 ans et 20 secondes pour débuter cette ode au silence. Pour bien se démarquer de Talk Talk ou peut-être pas, l'album commence donc par un silence de 20 secondes (comme myrrhman) et un rappel au 3ème album:  the colour of spring. Débuter ce disque par ce titre ne peut être qu'une provocation ou alors une façon de dire : Talk Talk c'était moi et personne d'autre. Maintenant que je viens de l'enterrer avec ce morceau, je prends le commandement de l'album et ce sera un album de Mark Hollis que vous écouterez point final. En effet, l'objet en question ne peut être qu'un album de Hollis. Entièrement acoustique, enregistré avec deux micros stéréo, que dire de plus ? Que l'album a beau avoir un format pop : 8 chansons pour 46 mns, il a plus à voir dans l'esprit avec le jazz ou le classique voir le folk que tout ce à quoi a pu être affilié Hollis jusque là. Il creuse dans cet album ses obsessions pour le classique, le jazz, voir l'expérimental ou le free-jazz. Il suffit d'écouter a life (1895-1915) pour s'en rendre compte : le quartet de bois renvoie au classique, la basse quant à elle renvoie au jazz et les percussions, les choeurs à l'expérimental. Ce qui est extraordinaire c'est que tout cohabite sans que l'un ou l'autre des styles ne prenne le dessus, tout ici coule de source, paraît naturel. 41O6SiYLWOL._SS500_.jpgA croire que le silence arrive à lier tous les styles évoqués ci-dessus en une seule entité. Le génie de Hollis est justement de faire du silence le principal instrument de cet album. Plus que tout au monde, il est présent et Hollis lui rend le plus grand hommage qu'un musicien puisse lui faire. Bon, entrer dans cet album n'est pas chose aisée, il faut accepter de se laisser bousculer par ses silences, ses directions parfois contradictoires, cette sorte de statisme, ce parti-pris très personnel de voir la musique. Il faut accepter cette acoustique qui donne l'impression que l'album a été enregistré dans la pièce où on est, comprendre que la musique n'est pas futile mais nécessaire, qu'elle invite ici à la confidence, au recueillement. Mais attention ce disque est tout sauf austère ou aride. Il demande énormément à l'auditeur, de la patience de la véritable écoute mais une fois que l'on réussit à y entrer, il est d'une générosité extraordinaire. Il est certes moins immédiat que ceux de Talk Talk mais  tout aussi foisonnant, riche, et a une personnalité qui lui est propre. Beau, complexe, abordable, sans concessions il s'agit là encore d'un indispensable de la part d'Hollis. Album qui clôt un parcours exemplaire de la part de son auteur et qui va jusqu'au bout de sa logique : The colour of spring commence par 20 secondes de silence, A new jerusalem setermine sur 1' 40" de silence. Depuis......shhhhhh.
Au fait , juste une anecdote : sans Hollis et Talk Talk, Bashung n'aurait jamais fait l'imprudence. Lauging stock et spirit of eden étaient des influences revendiquées par Bashung lors de l'enregistrement dudit album. Rien que pour cela, je vouerai une reconnaissance éternelle à Talk Talk.

mercredi 4 mai 2011

ma main dans ton disque

c'est encore le retour de ma main... aujourd'hui, les warriors de l'impossible se sont tapés, pour votre plus grand plaisir (ou pas), l'album hommage à Bashung. Démontage du bateau ici. Prévoir serpillères, cuvettes et balais.
Merci