Souvenez-vous : l'an dernier, 2 de The Ancients.
Et alors ?
Il est vrai qu'en matière de pop, je ne m'attends plus à grand chose et ce depuis un bon moment. Rien ne m'émeut vraiment. Alors quand un album de pop sort, je l'écoute d'une oreille fort distraite en faisant à bouffer histoire de passer le temps de façon agréable. Autant le dire : la plupart du temps ça rentre dans une oreille, ça imprime rien et ressort par l'autre comme c'en était rentré. Là est le drame de ma vie : la pop me fait chier la plupart du temps au plus haut point. Il y a parfois des exceptions : le hotel shampoo de Gruff Rhys qui est une vraie réussite, dans une moindre mesure le Cashier n°9 dont Beach Boy parlait il y a peu. Puis il y a le cas Real Estate. Qui sort days le 18 octobre prochain. Days c'est un peu le miracle auquel je ne m'attendais pas cette année. Comme le 2 de The Ancients l'an dernier. De la pop simple, sans fioritures, accessible. Faite de mélodies immédiatement identifiables, classieuses sans être putassières. Une petite touche de surf par ci, de psyché par là, de rock et parfois l'impression d'écouter certains morceaux du going blank again de Ride (wonder years). On pense aussi aux Feelies, aux Go-Betweens, à Yo La Tengo, à ces groupes sachant pratiquer une pop intemporelle.C'est léger, fin, ça ne mange pas de pain, ne révolutionne rien mais fait un bien fou.
Pour essayer d'être à peu près objectif, j'ajouterai un ou deux bémols : le refrain du pourtant excellent it's real par exemple : spécialement écrit pour les rassemblements de fans de Cali au Stade de France. Particulièrement indigeste. Deuxième bémol, une tendance à l'uniformisation. Si l'ensemble est excellent, il n'y a pas vraiment de morceau remarquable,c'en est limite gênant. Mais ça n'enlève en rien le fait qu'au bout de quatre écoutes à la suite, le charme opère toujours et que l'envie d'appuyer sur repeat se fait fortement ressentir une fois all the same terminé. Ce qui, vous en conviendrez, est le principal quand on écoute un disque.
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jeudi 13 octobre 2011
samedi 25 décembre 2010
top of the pop.
Avouez que vous avez eu peur.
Un top 2010 avec un groupe de métal trustant la première place, ça fout les miquettes non ?
Rassurez-vous, la particularité de mon top cette année c'est qu'aucun album ne se détache vraiment pour prendre la tête.Disons que les places sont interchangeables. Chacun des albums présents est excellent en son domaine. J'y ai mis Deathspell Omega, j'aurais très bien pu y mettre le 2 de The Ancients. Qui en matière de pop est, de très très loin, mon album de l'année voir de la décennie passée. Depuis sa parution en août dernier, il n'est pas une semaine sans que je ne l'écoute au moins deux ou trois fois. Sans sentir non plus la moindre petite once de lassitude. Le genre d'album intemporel sorti dans la plus totale discrétion qu'on tient à tout prix à faire partager mais dont le monde, préférant se gaver de The Nationals ou Sufjan Stevens, se contrefout royalement.Il suffit de voir le nombre de personnes l'ayant écouté/noté sur RYM : dix seulement. Et sur les dix notes, hormis votre serviteur, quatre sont des e-potes. C'est dire la confidentialité de la chose. Ajoutez à cela qu'il est très difficile à trouver en support physique (En France il n'est pas distribué et dans le monde seul son pays d'origine, l'Australie, s'en occupe) et vous aurez le genre de disque dont le culte grandira tout au long des années écoulées.
Une pop de cette classe, on la trouve chez les Feelies, Yo La Tengo les jours de grande forme, les Gorky, Papas Fritas, The Sneetches ou encore Syd Barrett. Chaque morceau est une petite merveille : court, d'accroche immédiate, d'une grande simplicité et d'une limpidité presque effrayante.
2 ne souffre d'aucun temps mort, enchaînant sommets ( to the hill, the rambler, marsh tomb, street funk, sunday evening) et excellentes chansons (le reste de l'album) couvrant un spectre très très large (En gros des sixties au années 2000), The Ancients se permettent de sortir ce qui pour moi restera une sorte de graal pop de ces vingt dernières années.Je n'ai pas connu telle addiction à un disque pop depuis le bwyd tyme des Gorky. D'un genre dont je n'attendais rien et qui a tendance à furieusement me gonfler, il s'agit là d'une divine surprise qui mérite amplement sa place au sommet des tops. La seule réserve que j'émettrais concerne le morceau christine, un peu faiblard en comparaison des himalayas qui sillonnent ce disque. Le reste n'est que bonheur et félicité. A vous de faire un effort pour le trouver.
Un top 2010 avec un groupe de métal trustant la première place, ça fout les miquettes non ?
Rassurez-vous, la particularité de mon top cette année c'est qu'aucun album ne se détache vraiment pour prendre la tête.Disons que les places sont interchangeables. Chacun des albums présents est excellent en son domaine. J'y ai mis Deathspell Omega, j'aurais très bien pu y mettre le 2 de The Ancients. Qui en matière de pop est, de très très loin, mon album de l'année voir de la décennie passée. Depuis sa parution en août dernier, il n'est pas une semaine sans que je ne l'écoute au moins deux ou trois fois. Sans sentir non plus la moindre petite once de lassitude. Le genre d'album intemporel sorti dans la plus totale discrétion qu'on tient à tout prix à faire partager mais dont le monde, préférant se gaver de The Nationals ou Sufjan Stevens, se contrefout royalement.Il suffit de voir le nombre de personnes l'ayant écouté/noté sur RYM : dix seulement. Et sur les dix notes, hormis votre serviteur, quatre sont des e-potes. C'est dire la confidentialité de la chose. Ajoutez à cela qu'il est très difficile à trouver en support physique (En France il n'est pas distribué et dans le monde seul son pays d'origine, l'Australie, s'en occupe) et vous aurez le genre de disque dont le culte grandira tout au long des années écoulées.
Une pop de cette classe, on la trouve chez les Feelies, Yo La Tengo les jours de grande forme, les Gorky, Papas Fritas, The Sneetches ou encore Syd Barrett. Chaque morceau est une petite merveille : court, d'accroche immédiate, d'une grande simplicité et d'une limpidité presque effrayante.
2 ne souffre d'aucun temps mort, enchaînant sommets ( to the hill, the rambler, marsh tomb, street funk, sunday evening) et excellentes chansons (le reste de l'album) couvrant un spectre très très large (En gros des sixties au années 2000), The Ancients se permettent de sortir ce qui pour moi restera une sorte de graal pop de ces vingt dernières années.Je n'ai pas connu telle addiction à un disque pop depuis le bwyd tyme des Gorky. D'un genre dont je n'attendais rien et qui a tendance à furieusement me gonfler, il s'agit là d'une divine surprise qui mérite amplement sa place au sommet des tops. La seule réserve que j'émettrais concerne le morceau christine, un peu faiblard en comparaison des himalayas qui sillonnent ce disque. Le reste n'est que bonheur et félicité. A vous de faire un effort pour le trouver.
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