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jeudi 13 octobre 2011

pop pop pop....

Souvenez-vous : l'an dernier, 2 de The Ancients.
Et alors ?
Il est vrai qu'en matière de pop, je ne m'attends plus à grand chose et ce depuis un bon moment. Rien ne m'émeut vraiment. Alors quand un album de pop sort, je l'écoute d'une oreille fort distraite en faisant à bouffer histoire de passer le temps de façon agréable. Autant le dire : la plupart du temps ça rentre dans une oreille, ça imprime rien et ressort par l'autre comme c'en était rentré. Là est le drame de ma vie : la pop me fait chier la plupart du temps au plus haut point. Il y a parfois des exceptions : le hotel shampoo de Gruff Rhys qui est une vraie réussite, dans une moindre mesure le Cashier n°9 dont Beach Boy parlait il y a peu. Puis il y a le cas Real Estate. Qui sort days le 18 octobre prochain. Days c'est un peu le miracle auquel je ne m'attendais pas cette année. Comme le 2 de The Ancients l'an dernier. De la pop simple, sans fioritures, accessible. Faite de mélodies immédiatement identifiables, classieuses sans être putassières. Une petite touche de surf par ci, de psyché par là, de rock et parfois l'impression d'écouter certains morceaux du going blank again de Ride (wonder years). On pense aussi aux Feelies, aux Go-Betweens, à Yo La Tengo, à ces groupes sachant pratiquer une pop intemporelle.C'est léger, fin,  ça ne mange pas de pain, ne révolutionne rien mais fait un bien fou.
Pour essayer d'être à peu près objectif, j'ajouterai un ou deux bémols : le refrain du pourtant excellent it's real par exemple : spécialement écrit pour les rassemblements de fans de Cali au Stade de France. Particulièrement indigeste. Deuxième bémol, une tendance à l'uniformisation. Si l'ensemble est excellent, il n'y a pas vraiment de morceau remarquable,c'en est limite gênant. Mais ça n'enlève en rien le fait qu'au bout de quatre écoutes à la suite, le charme opère toujours et que l'envie d'appuyer sur repeat se fait fortement ressentir une fois all the same terminé. Ce qui, vous en conviendrez, est le principal quand on écoute un disque.     

mercredi 12 janvier 2011

séquence émotion

Hier matin j'ai essayé de nouveau ma platine vinyle. Vous n'en avez rien à foutre ? Pas grave.
J'ai pris un disque au hasard, posé le bras sur le vinyle, mis le casque sur mes oreilles. Quelques craquements, chauds, familiers. Le morceau démarre, le premier de la seconde face. Washer, de Slint. Je voulais juste faire un essai. Voir si elle fonctionnait correctement. Je m'apprêtais à relever le bras, à arrêter le morceau, sauvagement, à être inhumain quoi. J'ai pas pu. J'ai pas compris.
Je me suis avalé le morceau d'une traite, incapable de faire quoi que ce soit d'autre. Bloqué pendant neuf trop courtes minutes. Je l'ai terminé les tripes en bouillie, j'ai failli en chialer de bonheur. J'ai continué avec good morning, captain. Même chose. Je me suis dit : recommence avec un autre disque voir, on sait jamais. J'ai posé le 16 lovers lane des Go-Betweens. Je me suis carrément liquéfié. J'ai enchaîné ensuite avec tous les vinyles qui me passaient sous la main. Depuis je n'ai presque plus écouté de nouveautés sur le PC, ça m'emmerde quelque peu de repasser au format meupeutrois. Je redécouvre un patrimoine que j'avais délaissé pendant quelques années. Donc pas d'inquiétudes si je mets de côté un peu ce blog, je me ressource.