Oh putain.
si je tenais devant moi l'enfoiré qui m'a sorti : " le unforgettable fire c'est vraiment le dernier bon album de U2 avant la déchéance. Sincèrement, c'est le premier avec Eno et Lanois aux commandes et c'est vraiment putain d'excellent"
Si je le tenais devant moi donc, je lui ferais valser ses ratiches d'abord, ses valseuses ensuite à grand coup de latte bien placé et terminerais ma besogne en lui faisant avaler le vinyle bouilli que j'ai acheté dimanche dernier comme on gave les oies. Enfin après ce méfait j'irais me pendre pour avoir été aussi con. Parce que là je me dis que je suis limite irrécupérable.
Désespéré je suis passé voir mon pote de forum, Loner. Qui m'a réconforté en ces termes :
- U2 bordel.
Mais tu sais bien qu'après boy c'est déjà limite inaudible non la myrrhe ??
- Ben ouais mais comme j'ai pas d'amis et que j'essaie tant bien que mal de m'intégrer dans ce monde impitoyable ben je l'ai acheté. Faut savoir faire des sacrifices pour se fondre dans la masse populaire.
- Mais t'es pas au courant que sur internet tu peux écouter avant d'acheter. Tu connais pas deezer, spotify ???
- Ben si mais j'ai plus de PC à moi depuis près d'un mois. Alors je fais n'importe quoi. Le PC sur lequel j'écris là va pas tarder à me lâcher. Je peux l'utiliser une heure tout au plus avant qu'il ne se mette à déconner. J'en profite pour donner quelques nouvelles comme je peux.
-Certes mais ce n'est pas une excuse pour acheter du U2. T'as des problèmes auditifs ?? Ta vie ne te convient plus ?? T'as des soucis qui font que ta vie te rend soucieux ?? Explique moi là parce qu'après tout ce que tu écoutes, tous les trucs expérimentaux métallo inaudibles que tu t'envoies dans le cornet, se faire du U2 là c'est limite maladie mentale quand même. Tu t'en rends compte ??
- Ben maintenant ouais.
- Comment ça ?
- Ben je l'ai écouté.
- Mon dieu, mais t'es putain d'irrécupérable !!!
- Loner sauve moi, je ne sais plus ce que je fais.
- Rassure moi : t'as pas retiré de plaisir à l'écouter au moins ???
- Euhhhh.......................je suis probablement con mais pas maso à ce point non plus hein. Dès les premières notes j'ai su que j'allais regretter cet achat. Je sais pas pourquoi. Peut-être le refrain pourri de a sort of homecoming au moment où Bono, dans un excès de zèle digne de la BO du roi lion, chante : o coma way o coma wa o coma o coma way say I. Là je me suis dit : non je dois probablement couver une dépression pour avoir acheté ça. Ou alors je suis d'une perversion redoutable.
- Comment ça ?
- J'écoute tellement de trucs expérimento-inaudiblo-cassecouilles connus par des mecs plus à la masse que moi encore qu'il me fallait revenir à des choses simples voir simplistes. Du rock de stade, simple donc, avec des refrains faciles plein de oh oh oh oh, un truc qui aurait servi de modèle à Cali. Quelque chose d'inaudible connu par le plus grand nombre ayant l'adoubement de la critique et la reconnaissance publique. Un truc populaire. Quoi de plus normal pour un snob comme moi, limite crétin ado rebelle absolument irrécupérable, n'écoutant que du grand n'importe quoi pour dire : "ouah zavez vu, j'en avais parlé trente ans avant que ça ne marche pour lui, quel précurseur je fais tout de même" que de se remettre à U2 quand on y repense ??!!!
- Tu veux que je te dise ? Je ne sais pas ce que tu es le plus. Con ou pervers. J'hésite. En y réfléchissant bien un quart de seconde je pencherais plus pour la première solution. Tu m'en fais un de con et d'un fort beau gabarit. Alors tu vas me faire le plaisir de foutre ton disque à la poubelle ou l'offrir à quelqu'un envers qui tu as une haine tenace et te remettre à écouter autre chose. S'il te plaît n'essaie pas de t'intégrer, tu es de toute façon irrécupérable. Tu restes un cas d'école. Quelqu'un capable d'apprécier du black métal expérimental et A-ha est forcément un con doublé d'un pervers. Sur ce je ne te salue pas, ne m'adresse plus la parole, éloigne toi de moi. Tu ne connais plus mon adresse et je te bannis du forum. OK ?!!!
Vous savez quoi ?? j'ai fini par lui offrir the unforgettable fire. Non seulement je suis con et pervers mais en plus je suis un gros salaud.
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mardi 20 septembre 2011
mardi 16 août 2011
fool's goldshit
Salut l'ami,
souviens toi il y a deux ans quand tu remuais ton popotin sur une musique hyper dansante, mélange de pop et d'afrobeat. Non ?? Bon allez remémore toi : un tube imparable, un truc que tu écoutes une fois et dont tu ne peux te défaire pendant au minimum une semaine. Le genre de morceau pop complétement dingue qu'on aurait cru écrit par Orchestra Baobab. Ca y est, ça te revient ?? Ouuiiiiiiiiiiiiiii. Surprise hotel de Fool's Gold.
Tu sais quoi ?!! ils ont remis le couvert deux ans plus tard. Et ce qui paraissait plutôt frais, sympa il y a deux ans sent le renfermé, le rance aujourd'hui. Le bien nommé leave no trace sort pile poil today et...comment dire.....il aurait mieux fait de rester dans les cartons ? C'est pas loin de ça en effet. Disons pour résumer un peu l'affaire, qu'ils ont troqué leur connaissance de la musique afrocubaine pour le manuel du pompiérisme dans les années 80. En gros, Fool's Gold sort les chansons étendards, les drapeaux, les discours concernés (et consternants) sur l'état du monde qui va pas bien dans sa tête comme pouvaient le faire Jim Kerr à la fin des années 80 ou encore Bono période rattle & hum ou même, plus près de nous, Cali (c'te référence tiens). Ajouté à cela un traitement du son très eighties, des morceaux calibrés pour les stades plein de ohhhhh ohhhhh ohhhhhhhhh et vous obtenez un truc assez immonde qui devrait cartonner auprès des bobos en mal de sensations rances. Alors si vous cherchez une musique afrocubaine de qualité, évitez celle faite par les américains de Fool's Gold et plongez vous dans le pirates choice d'Orchestra Baobab ou les master session de Cachao, bien plus enrichissant que cette daube à deux balles.
Et vous savez quoi ? en terminant cette note je me tape le dernier morceau et là, bouquet final, Fool'sGold nous fait le coup du slow sur lequel tu emballeras/baiseras/pondras un mioche/te marieras/ divorceras dans la rancoeur et le sang/finiras par te cogner une putain de dépression avant le suicide inévitable. Alors si tu ne tiens pas à gâcher ta vie, un conseil : évite Fool's Gold.
souviens toi il y a deux ans quand tu remuais ton popotin sur une musique hyper dansante, mélange de pop et d'afrobeat. Non ?? Bon allez remémore toi : un tube imparable, un truc que tu écoutes une fois et dont tu ne peux te défaire pendant au minimum une semaine. Le genre de morceau pop complétement dingue qu'on aurait cru écrit par Orchestra Baobab. Ca y est, ça te revient ?? Ouuiiiiiiiiiiiiiii. Surprise hotel de Fool's Gold.
Tu sais quoi ?!! ils ont remis le couvert deux ans plus tard. Et ce qui paraissait plutôt frais, sympa il y a deux ans sent le renfermé, le rance aujourd'hui. Le bien nommé leave no trace sort pile poil today et...comment dire.....il aurait mieux fait de rester dans les cartons ? C'est pas loin de ça en effet. Disons pour résumer un peu l'affaire, qu'ils ont troqué leur connaissance de la musique afrocubaine pour le manuel du pompiérisme dans les années 80. En gros, Fool's Gold sort les chansons étendards, les drapeaux, les discours concernés (et consternants) sur l'état du monde qui va pas bien dans sa tête comme pouvaient le faire Jim Kerr à la fin des années 80 ou encore Bono période rattle & hum ou même, plus près de nous, Cali (c'te référence tiens). Ajouté à cela un traitement du son très eighties, des morceaux calibrés pour les stades plein de ohhhhh ohhhhh ohhhhhhhhh et vous obtenez un truc assez immonde qui devrait cartonner auprès des bobos en mal de sensations rances. Alors si vous cherchez une musique afrocubaine de qualité, évitez celle faite par les américains de Fool's Gold et plongez vous dans le pirates choice d'Orchestra Baobab ou les master session de Cachao, bien plus enrichissant que cette daube à deux balles.
Et vous savez quoi ? en terminant cette note je me tape le dernier morceau et là, bouquet final, Fool'sGold nous fait le coup du slow sur lequel tu emballeras/baiseras/pondras un mioche/te marieras/ divorceras dans la rancoeur et le sang/finiras par te cogner une putain de dépression avant le suicide inévitable. Alors si tu ne tiens pas à gâcher ta vie, un conseil : évite Fool's Gold.
mardi 26 juillet 2011
les drogues c'est bon.
Youhouuuuuuuu !!!!!
Putain.
Enfin un album que je kiffe en grand en ce moment.
J'ai cru que ça reviendrait jamais.
Du rock indé US simple, accrocheur, efficace. Des mélodies à foison, une prod' qui emporte tout sur son passage, une sorte d'Oasis sans le côté arrogant/con/poseur/donneur de leçon des frangins Gallagher couplé à la modestie de Yo La Tengo, l'ambition du U2 des années 80 sans le côté précheur de merde de Bono.Vous allez me dire que ça peut pas exister un truc pareil. Dans ce cas, jetez une oreille sur Slave Ambient, le dernier album de The War On Drugs. Y a rien de vraiment nouveau là-dedans, ça se permet de mixer trente ans de rock indé US et de pop anglaise (parfois j'ai l'impression d'entendre des nouveaux Waterboys période this is the sea gonflés aux hormones qui auraient écouté du Springsteen, Dylan en boucle ou alors le shoot speed/kill light de Primal Scream sur original slave) mais le résultat est d'une telle évidence, les mélodies accrochent les oreilles de façon si simple et laissent leur empreinte de façon si durable que ça en devient une sorte de miel dont on a du mal à se défaire.
Est-ce que ça dépassera l'été pour se hisser en tête des podiums d'ici la fin de l'année, j'en sais pour l'instant foutre rien. Tout ce que je sais c'est que War On Drugs sort le disque indie dont j'avais besoin en ce moment. Quelque chose d'ambitieux ( il est clair que ce sera le carton assuré quand il sortira en septembre : c'est aussi gros que du U2 années 80 ou 2000 avec la copie canadienne Arcade Fire), de simple, d'immédiat tout en tentant des trucs limite expérimentaux et ce avec un son énorme (come to the city = Dylan + U2 produit par Spector.).
Bon c'est clair, ça change de ce que j'écoute habituellement : c'est pas du métal, de l'expérimental c'est pas obscur, mais parfois le cerveau (du moins le mien) a besoin de s'aérer, d'écouter des choses simples, de revenir aux fondamentaux, à des trucs qui te feront bouger la tête comme un clébard à l'arrière d'une R12 gordini avec le sourire aux lèvres en te mettant sur off au niveau réflexion. C'est pas grand chose mais quand c'est réussi, comme cet excellent slave ambient, ça fait un bien fou. Et rien que ça c'est déjà beaucoup.
Autant dire que je ne suis pas le seul à avoir craqué dessus, l'@mi beach boy semble en avoir la même opinion que moi. S'il le dit lui aussi c'est que ça doit pas être mauvais.
Putain.
Enfin un album que je kiffe en grand en ce moment.
J'ai cru que ça reviendrait jamais.
Du rock indé US simple, accrocheur, efficace. Des mélodies à foison, une prod' qui emporte tout sur son passage, une sorte d'Oasis sans le côté arrogant/con/poseur/donneur de leçon des frangins Gallagher couplé à la modestie de Yo La Tengo, l'ambition du U2 des années 80 sans le côté précheur de merde de Bono.Vous allez me dire que ça peut pas exister un truc pareil. Dans ce cas, jetez une oreille sur Slave Ambient, le dernier album de The War On Drugs. Y a rien de vraiment nouveau là-dedans, ça se permet de mixer trente ans de rock indé US et de pop anglaise (parfois j'ai l'impression d'entendre des nouveaux Waterboys période this is the sea gonflés aux hormones qui auraient écouté du Springsteen, Dylan en boucle ou alors le shoot speed/kill light de Primal Scream sur original slave) mais le résultat est d'une telle évidence, les mélodies accrochent les oreilles de façon si simple et laissent leur empreinte de façon si durable que ça en devient une sorte de miel dont on a du mal à se défaire.
Est-ce que ça dépassera l'été pour se hisser en tête des podiums d'ici la fin de l'année, j'en sais pour l'instant foutre rien. Tout ce que je sais c'est que War On Drugs sort le disque indie dont j'avais besoin en ce moment. Quelque chose d'ambitieux ( il est clair que ce sera le carton assuré quand il sortira en septembre : c'est aussi gros que du U2 années 80 ou 2000 avec la copie canadienne Arcade Fire), de simple, d'immédiat tout en tentant des trucs limite expérimentaux et ce avec un son énorme (come to the city = Dylan + U2 produit par Spector.).
Bon c'est clair, ça change de ce que j'écoute habituellement : c'est pas du métal, de l'expérimental c'est pas obscur, mais parfois le cerveau (du moins le mien) a besoin de s'aérer, d'écouter des choses simples, de revenir aux fondamentaux, à des trucs qui te feront bouger la tête comme un clébard à l'arrière d'une R12 gordini avec le sourire aux lèvres en te mettant sur off au niveau réflexion. C'est pas grand chose mais quand c'est réussi, comme cet excellent slave ambient, ça fait un bien fou. Et rien que ça c'est déjà beaucoup.
Autant dire que je ne suis pas le seul à avoir craqué dessus, l'@mi beach boy semble en avoir la même opinion que moi. S'il le dit lui aussi c'est que ça doit pas être mauvais.
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