dimanche 7 novembre 2010
vendredi 5 novembre 2010
SECT
toute petite note pour dire que SECT sera mon prochain article pour ma main dans ton disque.
Un album fabuleux donc.
Un album fabuleux donc.
jeudi 4 novembre 2010
mercredi 3 novembre 2010
Sharron Kraus
Dans un forum, un pote a posé aux participants une question toute con : Et s'il ne devait en rester que dix, auteur-compositeur-interprète, quels seraient-ils ? Aux traditionnels Robert Wyatt, Nick Drake, Mark Kozelek, etc...., un imbécile heureux, qui ne semble pas avoir la lumière à tous les étages, a répondu ceci : Sharron Kraus.
Sharron quoi ?? Kraus. C'est quoi ça ?? Encore une nana qui fait de l'ambient à deux balles et qui destine ses productions austères à des ados boutonneux attardés de 50 ans à peine sortis de leur crise d'adulescence ??
Ben pas du tout.
Sharron Kraus fait dans le folk à la Shirley Collins et pond, avec la régularité d'un coucou suisse, tous les deux ans environ, trois maintenant, un chef-d'oeuvre à chaque nouvelle sortie d'album. Ça a commencé en 2002 avec un premier album remarquable, qui posait toutes les fondations de l'oeuvre à venir. Beautiful twisted proposait un folk sans âge dominé par une voix absolument remarquable, une ambiance moyen-âgeuse, très anglaise (ne pas oublier de rappeler que Sharron Kraus est une américaine pur jus) faite de banjo (beaucoup), de guitares accoustiques, de violons lancinants. Deux ans plus tard, elle refait le coup du chef-d'oeuvre en sortant son plus bel album : songs of love & loss. Sur celui-ci elle pousse le concept encore plus loin en élargissant sa palette. L'album embrasse tous les folklores : celui d'Angleterre certes mais aussi celui d'Amérique. L'union des deux donne au final un album magnifique, d'une délicatesse que n'aurait pas renié Nick Drake, la plaçant comme la digne héritière d'une Bridget St John ou encore d'une Shirley Collins. Pourtant, malgré ces influences plus qu'écrasantes, Sharron Kraus parvient à créer un univers qui n'appartient qu'à elle, identifiable entre tous.
En 2007, l'heure de la consécration sonne enfin. The fox's wedding se vend par camions entiers, déversant sa musique sur tous les postes de radio du monde via le label grand public durtro. Du génial David Tibet, autre folkeux barré plus connu sous le nom de Current 93. Kraus sombre alors dans les excès inhérents à cette nouvelle condition : l'alcool, la drogue, puis la prostitution pour avoir sa came et enfin le meurtre. Un chemin de croix qui ne trouve la rédemption que dans un nouvel album sorti le 2 novembre dernier depuis l'hôpital psy qui l'a prise en charge suite à son emprisonnement.
Bon ok, c'est du grand n'importe quoi. Kraus sort avec the fox's wedding son album le plus accessible, le plus "grand public". Elle élargi un peu son audience sans compromission mais rencontre plus un succès d'estime qu'autre chose. Trop européenne/anglaise pour les américains, trop austère ou intemporel pour le reste du monde.
Outre ses albums sous son propre nom, elle en sort d'autres en collaboration dont un magnifique avec deux Espers : Meg Baird & Helena Espvall. Un pas terrible sous le nom de Tau Emerauld (collaboration avec Tara Burke de Fursaxa, seul faux-pas d'une carrière jusque là exemplaire) et encore un autre avec Iditarod.
Sharron Kraus construit, en l'espace de trois albums plus les à-côtés, une oeuvre d'une rare cohérence, d'une grande beauté. Elle fait ce qu'elle sait faire de mieux : un folk a/intemporel, libéré. Cependant, comme pour ses illustres aînés à leur époque, tout le mode s'en bat royalement le coquillard. On la redécouvrira probablement dans vingt ans quand un type du genre Bananahart Split l'invitera sur son disque, comme l'autre l'a fait avec Vashti Bunyan.
En attendant, elle sort un nouvel album, excellent as usual, the woody nightshade. Qui fera l'objet d'une prochaine note. Voilà.
Sharron quoi ?? Kraus. C'est quoi ça ?? Encore une nana qui fait de l'ambient à deux balles et qui destine ses productions austères à des ados boutonneux attardés de 50 ans à peine sortis de leur crise d'adulescence ??
Ben pas du tout.
Sharron Kraus fait dans le folk à la Shirley Collins et pond, avec la régularité d'un coucou suisse, tous les deux ans environ, trois maintenant, un chef-d'oeuvre à chaque nouvelle sortie d'album. Ça a commencé en 2002 avec un premier album remarquable, qui posait toutes les fondations de l'oeuvre à venir. Beautiful twisted proposait un folk sans âge dominé par une voix absolument remarquable, une ambiance moyen-âgeuse, très anglaise (ne pas oublier de rappeler que Sharron Kraus est une américaine pur jus) faite de banjo (beaucoup), de guitares accoustiques, de violons lancinants. Deux ans plus tard, elle refait le coup du chef-d'oeuvre en sortant son plus bel album : songs of love & loss. Sur celui-ci elle pousse le concept encore plus loin en élargissant sa palette. L'album embrasse tous les folklores : celui d'Angleterre certes mais aussi celui d'Amérique. L'union des deux donne au final un album magnifique, d'une délicatesse que n'aurait pas renié Nick Drake, la plaçant comme la digne héritière d'une Bridget St John ou encore d'une Shirley Collins. Pourtant, malgré ces influences plus qu'écrasantes, Sharron Kraus parvient à créer un univers qui n'appartient qu'à elle, identifiable entre tous.
En 2007, l'heure de la consécration sonne enfin. The fox's wedding se vend par camions entiers, déversant sa musique sur tous les postes de radio du monde via le label grand public durtro. Du génial David Tibet, autre folkeux barré plus connu sous le nom de Current 93. Kraus sombre alors dans les excès inhérents à cette nouvelle condition : l'alcool, la drogue, puis la prostitution pour avoir sa came et enfin le meurtre. Un chemin de croix qui ne trouve la rédemption que dans un nouvel album sorti le 2 novembre dernier depuis l'hôpital psy qui l'a prise en charge suite à son emprisonnement.
Bon ok, c'est du grand n'importe quoi. Kraus sort avec the fox's wedding son album le plus accessible, le plus "grand public". Elle élargi un peu son audience sans compromission mais rencontre plus un succès d'estime qu'autre chose. Trop européenne/anglaise pour les américains, trop austère ou intemporel pour le reste du monde.
Outre ses albums sous son propre nom, elle en sort d'autres en collaboration dont un magnifique avec deux Espers : Meg Baird & Helena Espvall. Un pas terrible sous le nom de Tau Emerauld (collaboration avec Tara Burke de Fursaxa, seul faux-pas d'une carrière jusque là exemplaire) et encore un autre avec Iditarod.
Sharron Kraus construit, en l'espace de trois albums plus les à-côtés, une oeuvre d'une rare cohérence, d'une grande beauté. Elle fait ce qu'elle sait faire de mieux : un folk a/intemporel, libéré. Cependant, comme pour ses illustres aînés à leur époque, tout le mode s'en bat royalement le coquillard. On la redécouvrira probablement dans vingt ans quand un type du genre Bananahart Split l'invitera sur son disque, comme l'autre l'a fait avec Vashti Bunyan.
En attendant, elle sort un nouvel album, excellent as usual, the woody nightshade. Qui fera l'objet d'une prochaine note. Voilà.
lundi 1 novembre 2010
Happy halloween
Tu aimes le garage ? tu aimes le rock ? bref, tu aimes le garage-rock. Tu aimes aussi la musique en générale et plus encore quand elle est gratuite.
En gros, Dan Melchior va être ton meilleur pote le temps d'un catbirds & cardinals à réveiller les morts. Ça tombe bien me diras-tu.
Le tout est dispo ici en téléchargement gratuit tout ce qu'il y a de plus légal.
Le contenu est à l'image du contenant : magnifique pour peu qu'on aime le mauvais goût.
Nan, je déconne. Le contenu est excellent . Elle est pas belle la vie ?
En gros, Dan Melchior va être ton meilleur pote le temps d'un catbirds & cardinals à réveiller les morts. Ça tombe bien me diras-tu.
Le tout est dispo ici en téléchargement gratuit tout ce qu'il y a de plus légal.
Le contenu est à l'image du contenant : magnifique pour peu qu'on aime le mauvais goût.
Nan, je déconne. Le contenu est excellent . Elle est pas belle la vie ?
dimanche 31 octobre 2010
billet dur
Cher Christophe,
Tu permets que je t'appelle Christophe ?
Je suis tes écrits, articles, papiers, enfin ta prose quoi, depuis 1990, date d'achat de mon premier numéro des inrocks. Une paye me diras-tu. Je t'ai vu (lu serait plus approprié mais moins français) évoluer ainsi que le canard auquel tu appartiens dans une direction que j'apprécie de moins en moins au fil du temps. Mais bon là n'est pas mon propos. Tu es quelqu'un de fin, cultivé, ayant de l'humour (il faut en avoir une bonne dose par ailleurs pour vouloir rester aux inrocks, parole d'un gars jaloux me diras-tu. Pas faux ) et doté d'un sens critique acéré. De plus tu as très bon goût, ce qui détonne un peu au regard des playlists planplan de tes collègues de travail (tes trois derniers conseils sur et toi t'écoutes quoi sont un sans-fautes et m'ont permis de découvrir Jacky Chalard et Catherine Christer Hennix).Pourquoi fais-je une note sur toi alors ?
Tes billets durs.
Je sais, c'est de l'humour, du soixante-quinzième degré. J'en suis conscient. Mais putain, tirer sur Polnareff, Raphaël ou encore Pagny c'est tirer sur une ambulance qui n'en a vraiment pas besoin. Il sont mauvais, tout le monde le sait. Ils te les brisent menu, à moi aussi. Mais gâcher ta prose dans des papiers limite torchons, c'est vraiment indigne de ton talent. Et c'est aussi faire preuve d'un courage exemplaire. Franchement, ton billet sur Raphaël, que je ne supporte pas plus que toi, c'est quoi le but ? Vouloir être bête et méchant, rendre hommage à Choron, Cavada d'hara-kiri ? Certes mais tu te trompes de cibles, celles-ci sont trop simples, d'une évidence qui crève les yeux et t'explose les tympans pour peu que tu aies l'envie masochiste de te mettre de telles galettes dans les esgourdes. Non, des billets durs un tant soit peu culottés, j'irais même jusqu'à dire sensés, ce serait sur Yann Tiersen ( qui nous les brise, musicalement parlant j'entends, depuis pas mal d'années. Dusty lane, dernier album sorti, est une catastrophe sans nom.), Maximum Balloon, Sufjan Stevens, Miossec. Mais j'ai cru comprendre qu'ils entraient dans une certaine ligne éditoriale qui ne correspondrait pas aux critères de cassage des inrocks, c'est bien ça ? L'un est un ami, l'autre a eu un bon papier sur pitchfork donc on ne casse pas. Dommage car là ce serait faire preuve de courage. Et en même temps, descendre certains artistes français du piédestal que leur a érigé le mag'zine dans lequel tu bosses (curieux comme chaque album de Miossec est meilleur que le précédent quand on vous lit. Miossec n'a sorti qu'un excellent album : boire. Le reste n'a été que redite en moins inspiré.) les ferait peut-être avancer ou se remettre en question. Venant de la part d'amis. Mais là, je rêve de genoux.
Toujours est-il que te voir rédiger de tels papelards me troue quelque peu le fondement. Recentre toi mon ami - tu permets que je sois ton ami ?- et ponds nous des articles, des interviews comme tu savais si bien les écrire il y a près de vingt ans.
Bien à toi.
PS : Je ne t'embrasse pas, je ne suis pas journaliste aux inrocks.
Tu permets que je t'appelle Christophe ?
Je suis tes écrits, articles, papiers, enfin ta prose quoi, depuis 1990, date d'achat de mon premier numéro des inrocks. Une paye me diras-tu. Je t'ai vu (lu serait plus approprié mais moins français) évoluer ainsi que le canard auquel tu appartiens dans une direction que j'apprécie de moins en moins au fil du temps. Mais bon là n'est pas mon propos. Tu es quelqu'un de fin, cultivé, ayant de l'humour (il faut en avoir une bonne dose par ailleurs pour vouloir rester aux inrocks, parole d'un gars jaloux me diras-tu. Pas faux ) et doté d'un sens critique acéré. De plus tu as très bon goût, ce qui détonne un peu au regard des playlists planplan de tes collègues de travail (tes trois derniers conseils sur et toi t'écoutes quoi sont un sans-fautes et m'ont permis de découvrir Jacky Chalard et Catherine Christer Hennix).Pourquoi fais-je une note sur toi alors ?
Tes billets durs.
Je sais, c'est de l'humour, du soixante-quinzième degré. J'en suis conscient. Mais putain, tirer sur Polnareff, Raphaël ou encore Pagny c'est tirer sur une ambulance qui n'en a vraiment pas besoin. Il sont mauvais, tout le monde le sait. Ils te les brisent menu, à moi aussi. Mais gâcher ta prose dans des papiers limite torchons, c'est vraiment indigne de ton talent. Et c'est aussi faire preuve d'un courage exemplaire. Franchement, ton billet sur Raphaël, que je ne supporte pas plus que toi, c'est quoi le but ? Vouloir être bête et méchant, rendre hommage à Choron, Cavada d'hara-kiri ? Certes mais tu te trompes de cibles, celles-ci sont trop simples, d'une évidence qui crève les yeux et t'explose les tympans pour peu que tu aies l'envie masochiste de te mettre de telles galettes dans les esgourdes. Non, des billets durs un tant soit peu culottés, j'irais même jusqu'à dire sensés, ce serait sur Yann Tiersen ( qui nous les brise, musicalement parlant j'entends, depuis pas mal d'années. Dusty lane, dernier album sorti, est une catastrophe sans nom.), Maximum Balloon, Sufjan Stevens, Miossec. Mais j'ai cru comprendre qu'ils entraient dans une certaine ligne éditoriale qui ne correspondrait pas aux critères de cassage des inrocks, c'est bien ça ? L'un est un ami, l'autre a eu un bon papier sur pitchfork donc on ne casse pas. Dommage car là ce serait faire preuve de courage. Et en même temps, descendre certains artistes français du piédestal que leur a érigé le mag'zine dans lequel tu bosses (curieux comme chaque album de Miossec est meilleur que le précédent quand on vous lit. Miossec n'a sorti qu'un excellent album : boire. Le reste n'a été que redite en moins inspiré.) les ferait peut-être avancer ou se remettre en question. Venant de la part d'amis. Mais là, je rêve de genoux.
Toujours est-il que te voir rédiger de tels papelards me troue quelque peu le fondement. Recentre toi mon ami - tu permets que je sois ton ami ?- et ponds nous des articles, des interviews comme tu savais si bien les écrire il y a près de vingt ans.
Bien à toi.
PS : Je ne t'embrasse pas, je ne suis pas journaliste aux inrocks.
samedi 30 octobre 2010
La pochette qui fait peur
Aujourd'hui j'inaugure une nouvelle rubrique spéciale dédicace à Beachboy , champion du monde, haut la main, de la pochettequipiquelesyeux. Notre nomminée du jour s'appelle Mariah Carey et a sorti un album de chants de noël. Je tiens à préciser que le graphiste qui a osé être payé pour sortir cette horreur est décédé dans d'atroces souffrances en s'infligeant l'intégrale de la discographie de la Carey. Vous aurez noté au passage l'air plus que satisfait de Mariah tendant sa croupe à un bonhomme de neige dont il manque la partie principale sur le visage : la carotte. De là à y voir un lien de cause à conséquence....
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