Chuuuuuuuuuuuuuuuuut................
entrez tout doucement, ne faites pas de bruit...
asseyez vous, prenez place.....ça devrait commencer dans peu de temps.
La feutrine est en place, les murs suffisamment capitonnés, tout est sous contrôle, rien n'est laissé au hasard. Les sièges vous conviennent-ils ?
Vous ne le savez probablement pas mais vous êtes ici conviés à une expérience peu commune : l'entrée dans un univers parallèle. Il y a eu des précédents, ne vous inquiétez pas. En 1994, hex de Bark Psychosis suivi en 1995 de pygmalion de Slowdive puis the cycle of days and seasons de Hood en 1999.
L'expérience à laquelle vous êtes conviés suivra de près les traces hypnotiques de ces illustres prédécesseurs. Pour ce faire, je ne peux que vous conseiller de vous laisser aller, ne luttez pas, ça ne sert à rien : installez vous confortablement, fermez les yeux, laissez vous bercer par ce rythme cotonneux, cette musique en apesanteur. Appréciez chaque variations, suivez le chemin sinueux de cet orgue au loin, laissez vous guider par ces guitares aériennes amenant parfois une tension salvatrice, laissez vous cueillir par ces chuchotements, bercer au son d'une basse réconfortante, chaleureuse .
Ne cherchez pas de véritables lignes mélodiques, là n'est pas le propos. Il s'agit ici de créer une ambiance, une sorte d'enveloppe amniotique vous protégeant de toute agression extérieure. Pendant près de quarante minutes rien ne pourra vous atteindre : vous sombrerez peu à peu dans une léthargie bienveillante,vous suivrez le rythme bradycardisant de la batterie, renforcé par une basse ayant avalé la totalité du tranxene produit cette année en France, vous partirez complétement à la dérive.
Néanmoins si cela vous effraie quelque peu, ne craignez rien : la dernière minute de cette expérience se chargera de vous ramener à la réalité, de vous faire redescendre illico, de retrouver le goût de la terre ferme en deux temps trois mouvements.
Qu'en pensez-vous ?? Êtes-vous prêt à tenter l'expérience ?
Puisque vous êtes là, n'hésitez pas. Et puis pour tout vous dire, entrer dans un univers parallèle empreint d'une telle douceur sans avoir recours à une quelconque substance psychotrope, je dois avouer que c'est alléchant.
Vous voudriez en savoir plus ??!! bon signe ça.
Mais........pas de chance pour vous : moins vous en saurez, mieux ce sera. C'est difficile, je sais mais si vous voulez connaître une expérience, n'y-a-t-il pas meilleur moyen de la vivre intensément que de ne rien en savoir ou très peu ?
Alors prenez place et suivez votre instinct. Je suis sur que vous ne le regretterez pas.
Pour tous ceux qui tiennent à le savoir, l'espèce d'enflure du dessus qui a beaucoup palabré pour ne rien dire parlait de the world is a house on fire, le nouvel (et formidable) album de Zelienople. Soit 41 minutes de post-rock, d'ambient, d'influences free-jazz (colored) voir dub ; la rencontre au sommet entre Slowdive et Bark Psychosis dont il tutoie les sommets issus de hex le temps d'un superbe the real devil. Ne me remerciez pas, je suis là pour ça
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samedi 16 juin 2012
samedi 24 décembre 2011
chevaux rouges de la neige
Bienvenue dans le monde du carbone 14 de la musique.
Aujourd'hui nous allons étudier les faussaires. Et plus particulièrement ceux ayant une fascination à peine voilée pour la musique anglaise du début des 90's.
Prenez par exemple le groupe Red Horses Of the Snow. composé de Mark Burgess etChris Hawtin, ils sortent leur premier album, territories, ces jours-ci.
L'album est mignon tout plein, agréable, gentillet. Il ne fait pas de mal à une mouche, les mélodies sont là, le son également. C'est carré, propret, bien dégagé autour des oreilles, rien ne dépasse. Mais, il y a toujours un mais dans ce cas, vaudrait mieux pas que Mark Gardener, Mark Kozelek ou Neil Hastead jettent une oreille sur territories parce qu'il serait totalement justifié qu'ils réclament des droits d'auteurs. Dès les premières notes d'airborne, c'est Ride période smile qui est joyeusement dépouillé. De vrais chacaux ces deux gars : Les voix, les guitares, le refrain, tout le manuel de la musique pop selon Ride y passe. C'en est presque impressionnant. Sur santa irini, c'est Slowdive qui s'y colle. Plus loin, sur siam ou screens, c'est Kozelek des deux premiers Red House qui y a également droit. Les gars ont potassé à fond leur manuel scolaire de la musique indie pop des années 90 et tiennent à nous le faire savoir.
Mais,curieusement, malgré ce que j'ai l'air d'en dire jusque là, c'est loin voir très loin d'être désagréable. Red Horses Of The Snow a un tel amour pour cette période, pour ces groupes, qu'on le sent finalement sincère. Il n'y a aucune arrière-pensée mercantile, aucune véritable pose. Ces mecs sont raides dingues de Ride et consorts et le clament haut et fort en sortant une véritable déclaration d'amour musicale. Ce n'est pas original pour un sou mais, une fois qu'on parvient à faire abstraction des influences, les mélodies sont présentes, les morceaux plutôt pas trop mal construits, simples et accrocheurs. Ce qui sauve les gars de Red Horses à mes oreilles, c'est qu'ils ne brandissent pas leur influences comme des étendards, ils se la jouent au contraire humbles, discrets.Ils savent qu'ils ne vont rien révolutionner mais tiennent à se faire plaisir et à faire plaisir aux auditeurs. Leur démarche paraît sincère, fraîche, comme celle de Ride à leurs débuts. Ce qui est déjà pas mal.
Aujourd'hui nous allons étudier les faussaires. Et plus particulièrement ceux ayant une fascination à peine voilée pour la musique anglaise du début des 90's.
Prenez par exemple le groupe Red Horses Of the Snow. composé de Mark Burgess etChris Hawtin, ils sortent leur premier album, territories, ces jours-ci.
L'album est mignon tout plein, agréable, gentillet. Il ne fait pas de mal à une mouche, les mélodies sont là, le son également. C'est carré, propret, bien dégagé autour des oreilles, rien ne dépasse. Mais, il y a toujours un mais dans ce cas, vaudrait mieux pas que Mark Gardener, Mark Kozelek ou Neil Hastead jettent une oreille sur territories parce qu'il serait totalement justifié qu'ils réclament des droits d'auteurs. Dès les premières notes d'airborne, c'est Ride période smile qui est joyeusement dépouillé. De vrais chacaux ces deux gars : Les voix, les guitares, le refrain, tout le manuel de la musique pop selon Ride y passe. C'en est presque impressionnant. Sur santa irini, c'est Slowdive qui s'y colle. Plus loin, sur siam ou screens, c'est Kozelek des deux premiers Red House qui y a également droit. Les gars ont potassé à fond leur manuel scolaire de la musique indie pop des années 90 et tiennent à nous le faire savoir.
Mais,curieusement, malgré ce que j'ai l'air d'en dire jusque là, c'est loin voir très loin d'être désagréable. Red Horses Of The Snow a un tel amour pour cette période, pour ces groupes, qu'on le sent finalement sincère. Il n'y a aucune arrière-pensée mercantile, aucune véritable pose. Ces mecs sont raides dingues de Ride et consorts et le clament haut et fort en sortant une véritable déclaration d'amour musicale. Ce n'est pas original pour un sou mais, une fois qu'on parvient à faire abstraction des influences, les mélodies sont présentes, les morceaux plutôt pas trop mal construits, simples et accrocheurs. Ce qui sauve les gars de Red Horses à mes oreilles, c'est qu'ils ne brandissent pas leur influences comme des étendards, ils se la jouent au contraire humbles, discrets.Ils savent qu'ils ne vont rien révolutionner mais tiennent à se faire plaisir et à faire plaisir aux auditeurs. Leur démarche paraît sincère, fraîche, comme celle de Ride à leurs débuts. Ce qui est déjà pas mal.
Album en écoute sur leur bandcamp
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