Cinq albums c'est sympa mais vingt-cinq autres c'est mieux. Pour une approche plus complète de ce que fut 2010, moi, apôtre du bon goût, messie de la culture, JCVD de la musique dans son entière globalité awarisante, moi, donc, je vous livre dans sa globalité le total de mes efforts auditifs en ce crépuscule annuel. Bref, je vous vois trépigner d'impatience, la bave aux commissures des lèvres : bon, gros naze, tu nous la files ta fin de liste qu'on aille se torcher avec. Ok, ça vient.
Alors :
6ème et trop pourri pour figurer parmi les cinq premiers, le branque jazzeux Adam Lane avec son groupe Full Throttle Orchestra . Entre modernité et classicisme, il reste l'un des rares à m'impressionner constamment. Son ashcan rantings est encore un grand disque de jazz dans la tradition de ce que fait Adam Lane : abordable pour le néophyte et plus que satisfaisant pour l'initié.Grand.
7ème : le north de Darkstar. Déjà évoqué en ces lieux.
8ème : les frenchies au poil de Cheveu avec leur excellent 1000. Dernière grosse claque de l'année. Leur mélange métal/pop/rap/rock accompagné de cordes arabisantes m'a littéralement troué le séant de façon irrémédiable. J'en chi(al)erais presque de bonheur.
9ème : la noise dronesque impressionnante des Yellow Swans avec leur chant du cygne going places. Penser à se procurer l'édition double de cet album. Le being there est d'un niveau plus élevé encore que going places.
10ème : l'ambient glaçante de Machinefabriek : daas. Se reporter à la note concernée.
10ème : Gonjasufi : a sufi and a killer. La révélation de l'année me concernant. Album un peu trop plein (cinq-six titres en moins aurait pas fait de mal) mais chacun fait mouche dans le style abordé. Kobwebz, she gone, sheep, advice sont grandes. L'album de remixes en revanche est à éviter.
Le reste n'a pas démérité, loin de là et aurait très bien pu figurer parmi les dix premiers.
12. Tyler The Creator : bastard
13. Sunset : loveshines but the moon is shining too
14. King Sunny Adé : baba mo tunde
15. Dead Fader : corrupt my examiner
16. Akira Rabelais : caduceus
17. Lilium : felt
18. Kings Go Forth : the outsiders are back
19. Marcel Dettmann : Dettmann
20. Junip : fields
21. Swans : my father will guide you a rope to the sky
22. The Fall : your future our clutter
23. Rocky Votolato : true devotion
24. Fursaxa : mycorrhizae realm
25. Forest Swords : dagger path
26. Arandel : in d
27. Charlie Parr : when the devil goes blind
28. Negura Bunget : virstele pamintului
29. Agnès Obel : philarmonics
30. Troy Von Balthazar : how to live on nothing
Quelques explications/repères :
Tyler The Creator : rap impressionnant d'un môme pas encore majeur. Pas loin d'un Cannibal Ox.Son morceau bastard enfonce n'importe quel morceau du dernier Kanye West. Un sample, un piano, une basse, une rage omniprésente et on se retrouve face à un CO totalement dépouillé.
Fursaxa : freak folk à faire passer Lynch pour un réalisateur sain d'esprit. Habité et flippant dans les bons jours, chiant comme peu de chiasse le reste du temps. Je me rangerais plutôt du côté habité.
Arandel : parigot oeuvrant dans l'électro sans utiliser d'instruments électro ni de samples. pour un résultat assez bluffant.
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jeudi 30 décembre 2010
lundi 4 octobre 2010
Daas
Youhouuuu !! c'est reparti pour une note de folie, tagada tsoi tsoin, bonne humeur à tous les étages.
Aujourd'hui tel un Patrick Sébastien priapique, je vais vous parler d'un album qui fout la gaule à chaque écoute.Un truc torride pour être sur de baiser à n'importe quel moment, avec n'importe qui, dès que tu appuies sur play. Un truc que Rachida Dati a du s'écouter quelques bonnes dizaines de fois avant qu'elle ne pipe mot lors de sa fameuse interview.
Bref aujourd'hui je vais parler de............... Machinefabriek. De ses cinq morceaux interminables, de ses une heure quinze d'ambient à te coller un bourdon phénoménal. Un truc tellement chiant sur papier (pas de refrains, pas de mélodies, rien) que tu finis par avoir envie de t'envoyer l'intégrale de Patrick Sébastien chanté par Bézu avec notre Stevie Wonder local, Gilbert Montagné, aux manettes. L'idée qu'on peut se faire du cauchemar. Du moins la mienne.
Et pourtant. Ce disque, daas, est une petite merveille.
Déjà, savoir une chose : le premier morceau, daas, a été écrit à quatre mains avec Richard Skelton, qui, sous le sobriquet de A Broken Consort, a sorti l'an dernier un des trucs les plus fascinants en matière d'électro/ambient/classique : box of birch (dont j'avais déjà parlé dans mon précédent excellentissime blog). Pas la moitié d'une merde quoi. Ce morceau, le plus court (seulement sept minutes), excellent au demeurant, est tout de même le plus faible de l'album. Skelton est un peu too much dedans. Néanmoins il donne le ton de ce qui va suivre. Et ce qui suit est assez fascinant. Mélange d'ambient, de drone, de classique, de noise, daas de Machinefabriek se voudrait une sorte de mix entre Troum et U-R-I . Mais là où Troum ou Ure Thrall (U-R-I) sortent des disques d'une beauté effrayante ( la fin du monde mise en musique, pour résumer), Machinefabriek, sous des aspects flippés, tendus (notamment flotter ), propose une musique "sereine", progressive, rendant hommage à des groupes comme Tangerine Dream ou encore le Robert Wyatt de rock bottom(koploop).
Rutger Zuydeveldt, hollandais de son état, sait manier les silences, faire varier la tension d'un morceau, passer d'un drone à un violon puis à une sitar d'une façon on ne peut plus naturelle. On sait comment débute le morceau mais on ne peut en aucun cas deviner comment il va se terminer ou quels chemins tortueux il va prendre. Toute cette science, cette maîtrise rend Daas intense, passionnant et relativement indispensable. Alors c'est loin d'être tagada tsoin tsoin vive la fête comme vous l'espériez plus haut, c'est encore un putain d'album ambient glauquechiantàlamordmoilenoeud certes mais ça fait autrement plus de bien à écouter que n'importe quel album de Maximum Balloon ou autre Deerhunter (bien que celui-ci soit loin d'être entièrement mauvais) dont on nous avreuve en ce moment.
Aujourd'hui tel un Patrick Sébastien priapique, je vais vous parler d'un album qui fout la gaule à chaque écoute.Un truc torride pour être sur de baiser à n'importe quel moment, avec n'importe qui, dès que tu appuies sur play. Un truc que Rachida Dati a du s'écouter quelques bonnes dizaines de fois avant qu'elle ne pipe mot lors de sa fameuse interview.
Bref aujourd'hui je vais parler de............... Machinefabriek. De ses cinq morceaux interminables, de ses une heure quinze d'ambient à te coller un bourdon phénoménal. Un truc tellement chiant sur papier (pas de refrains, pas de mélodies, rien) que tu finis par avoir envie de t'envoyer l'intégrale de Patrick Sébastien chanté par Bézu avec notre Stevie Wonder local, Gilbert Montagné, aux manettes. L'idée qu'on peut se faire du cauchemar. Du moins la mienne.
Et pourtant. Ce disque, daas, est une petite merveille.
Déjà, savoir une chose : le premier morceau, daas, a été écrit à quatre mains avec Richard Skelton, qui, sous le sobriquet de A Broken Consort, a sorti l'an dernier un des trucs les plus fascinants en matière d'électro/ambient/classique : box of birch (dont j'avais déjà parlé dans mon précédent excellentissime blog). Pas la moitié d'une merde quoi. Ce morceau, le plus court (seulement sept minutes), excellent au demeurant, est tout de même le plus faible de l'album. Skelton est un peu too much dedans. Néanmoins il donne le ton de ce qui va suivre. Et ce qui suit est assez fascinant. Mélange d'ambient, de drone, de classique, de noise, daas de Machinefabriek se voudrait une sorte de mix entre Troum et U-R-I . Mais là où Troum ou Ure Thrall (U-R-I) sortent des disques d'une beauté effrayante ( la fin du monde mise en musique, pour résumer), Machinefabriek, sous des aspects flippés, tendus (notamment flotter ), propose une musique "sereine", progressive, rendant hommage à des groupes comme Tangerine Dream ou encore le Robert Wyatt de rock bottom(koploop).
Rutger Zuydeveldt, hollandais de son état, sait manier les silences, faire varier la tension d'un morceau, passer d'un drone à un violon puis à une sitar d'une façon on ne peut plus naturelle. On sait comment débute le morceau mais on ne peut en aucun cas deviner comment il va se terminer ou quels chemins tortueux il va prendre. Toute cette science, cette maîtrise rend Daas intense, passionnant et relativement indispensable. Alors c'est loin d'être tagada tsoin tsoin vive la fête comme vous l'espériez plus haut, c'est encore un putain d'album ambient glauquechiantàlamordmoilenoeud certes mais ça fait autrement plus de bien à écouter que n'importe quel album de Maximum Balloon ou autre Deerhunter (bien que celui-ci soit loin d'être entièrement mauvais) dont on nous avreuve en ce moment.
vendredi 17 septembre 2010
machinefabriek
Aujourd'hui, pas le temps de développer quoi que ce soit. Boulot ce week-end donc repos de ce riant blog pour trois jours. En attendant, aujourd'hui, Machinefabriek. J'en reparlerai plus tard, l'album daas, sorti récemment est excellent.
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