Certains albums, certaines nouveautés, vous regardez la pochette et tout de suite vous savez que vous allez aimer. Pas un truc de fou, pas un truc hyper-addictif mais un album sympa, qui paye pas de mine. Le hotel shampoo de Gruff Rhys fait parti de cette catégorie. Pochette marrante, qui attire l'oeil mais sait rester humble. A l'image de la musique quoi. Une pop gentillette, doucement addictive.
Ce genre de disque est assez pervers tout compte fait. On n'y fait pas trop gaffe. Au début, on se dit : "ouais c'est sympa, c'est pas mal du tout, je me le repasserai bien après tiens. J'ai rien d'autre à foutre, alors pourquoi pas ?" Et là, paf, on écoute une fois, deux fois puis on se rend compte, au bout de la huit mille sept cinquante et unième écoute, qu'on a acheté tous les supports possibles et imaginables (k7, vinyl, cd, mp3, cire, marbre...) qu'on est devenu complétement accro. Que c'est suffisamment bien foutu, que ça déborde d'arrangements pop qui rappellent plein d'autres bonnes choses écoutées ailleurs, que ça a l'intelligence d'être court et de rester modeste. Bref, c'est pas grand chose comme disque, ça peut même paraître insignifiant, ça fera pas trois pages dans les journaux dits influents mais ce genre de pop est suffisamment bien torchée, suffisamment artisanale et sincère pour qu'on ne l'oublie pas aussi facilement. Et c'est déjà beaucoup.
Au fait, si vous voulez savoir qui est Gruff Rhys, sortez vous les doigts du fondement, utilisez gogole et n'hésitez pas à écouter les disques de son groupe actuel. Si tous ne sont pas des CO, loin de là, la discographie contient un nombre de pépites pop barrées incalculables. Mais moi je dis ça.....