Hier je vous contais dans un souci de réalisme absolu la véritable histoire de la création d'un CO de la déconnade : le dark noontide de Six Organs Of Admittance.
Aujourd'hui, pour être au plus proche de l'actualité musicale du moment, Tonton myrrhman s'en va vous conter une autre histoire sympa et gaie.
Il était une fois un gars qui était dans un groupe. Le groupe a un succès ma foi fort estimable et sort dans les années 90 ce qui semble être devenu un classique. Il se sépare à la mort d'un de ses membres. Tumeur = 1 ; God Machine = 0. Le leader en est tellement choqué qu'il entre dans un mutisme et compose seul dans sa chambre un album de huit chansons en trois heures. Le thème principal de ce disque est la célébration de la vie, l'importance des m&m's dans la vie d'un groupe de métal slowcore, ainsi que le rôle crucial qu'a pu jouer Céline Dion dans la reproduction d'embryons cryogénisés prénommés rené. Bref, des sujets cruciaux, vitaux, d'une importance somme toute capitale. Le tout est torché à la va-comme-je-te-pousse par une sorte de Butch Vig mal voyant sous acides essayant toute sorte de consoles qui lui tombaient malencontreusement sous la main. Le résultat, d'une durée d'environ trois heures, est devenu un album culte pour tous fans du grand Garou ou encore Patrick Fiori. On y perçoit une sorte d'exaltation, d'appel à la vie, un hymne à l'amour aussi, tout resplendit dans ce disque qui confine au sublime.
Bon ok, j'arrête mes conneries, je suis en pleine descente d'acides là. Je reviens sur terre prêcher la bonne parole.
Je parlais dans une note récente du premier Red House Painters et de son impact sur ma propre personne. J'aurais très bien pu le remplacer par le premier album de Sophia, fixed water. Ecrit dans les conditions expliquées récemment (comme quoi sous toutes les conneries que je peux débiter il y a toujours un fond de vérité), Robin Proper Sheppard finit par jeter à la poubelle (sens figuré, je précise) ses guitares électriques et mis ses tripes sur la table pour accoucher d'une sorte de catharsis libératoire. Pour lui, pas pour nous.Car autant de mélancolie, de rage, de désespoir jetés en pâture, comme ça, à la gueule de l'auditeur, ça en frise presque l'indécence. Presque hein. Le résultat, s'il est d'un désespoir à rendre euphorique n'importe quel bipolaire touchant le fonds, est d'une beauté à faire chialer. D'un dénuement et d'une sincérité extrêmes (musique comme paroles), fixed water semble être l'équivalent d'un journal intime sur lequel Proper Sheppard aurait apposé sa musique. La grande réussite de cet album est de faire coïncider justement l'intime et l'universel, l'introspection avec son cortège de sentiments contradictoires, haine, tristesse,mélancolie, humour vache (when you're sad mais est-ce vraiment de la vacherie ?) sans voyeurisme ni indécence. Seul subsiste dans tout ce déballage un désespoir tenace et paradoxalement un sentiment de plénitude quand arrive la fin d'I can't believe the things... Plénitude car on a l'impression d'assister en live à une sorte de psychothérapie dont l'issue serait une sorte d'apaisement.
En gros, Sophia propose en trente cinq minutes ce que certains mettent des années à accomplir : le cheminement du deuil, du déni jusqu'à l'acceptation. Pas mal s'y sont essayés, s'y sont cassés les dents, peu ont réussi. Avec humilité, un sens de la mélodie inné, une certaine grâce, fixed water s'impose pour moi comme un indispensable au même titre que le rollercoaster de Red House Painters. Ni plus ni moins.
vendredi 11 mars 2011
jeudi 10 mars 2011
ze courjeault experience
Six Organs Of Admittance, groupe à géométrie peu variable de Ben Chasny (en gros c'est lui et lui seul, point barre) a sorti un nouvel album ces jours-ci. Asleep on the floodpain. On va résumer l'affaire en peu de mots : excellent jusqu'au huitième morceau, très, mais alors très mauvais.Douze minutes expérimentales casse-burnes, c'est plus que je ne peux en supporter. C'est tellement mauvais par ailleurs que : on en oublie l'existence des deux morceaux suivants, que ça plombe l'appréciation totale qu'on peut avoir de ce disque.
Mais il fut un temps où le gars Chasny savait être excellent sur plus d'une quarantaine de minutes. La preuve avec dark noontide. Album par lequel je l'ai découvert et qui conserve toute ma sympathie. Disque flippant, habité et assez virtuose. Plein de guitares acoustiques comme John Fahey il savait en jouer. Des ambiances festives genre esquimau sous acides sans ses raquettes poursuivi par un méchant grizzly affamé velu et fier de l'être sur une banquise abandonnée sous un soleil de plomb ( ça c'est le summum du flip, isn't it ?), des orgues malades joués par des nains manchots (et réciproquement). A cette époque, 2002 (palindrome maléfique s'il en est cette date), Chasny était conseillé par l'ancien chamane de Charles Manson. Returning home, troisième morceau de dark noontide, en porte les stigmates : une joie ineffable s'en dégage, une certaine plénitude nous accable à l'écoute de cette douce plage riante et portée par une joie de vivre intrinsèque. Et que dire du morceau suivant ? hormis qu'il prolonge cette sensation de bien-être, ce sentiment d'accomplissement ? rien.
Heureusement la suite relève tout de même le niveau d'un disque qui s'amuse à sonder les profondeurs d'un cerveau on ne peut plus malade. Non, je déconne. La suite est à l'unisson de ce qui a été dit avant. A savoir, un moment de déconne inoubliable porté par des hymnes et autres refrains que n'auraient même pas imaginé Bézu ou encore Patrick Sébastien, une petite folie douce, enchanteresse, légère comme une bulle de savon échappée de l'Erika ou de l'Amoco Cadiz.
C'est bien simple, à l'écoute de cette charmante galette, je suis à peu près sur que dark noontide passait en musique de fond (et en boucle) quand les courjault ont inauguré leurs nouveaux congélateurs.Indispensable quoi.
Mais il fut un temps où le gars Chasny savait être excellent sur plus d'une quarantaine de minutes. La preuve avec dark noontide. Album par lequel je l'ai découvert et qui conserve toute ma sympathie. Disque flippant, habité et assez virtuose. Plein de guitares acoustiques comme John Fahey il savait en jouer. Des ambiances festives genre esquimau sous acides sans ses raquettes poursuivi par un méchant grizzly affamé velu et fier de l'être sur une banquise abandonnée sous un soleil de plomb ( ça c'est le summum du flip, isn't it ?), des orgues malades joués par des nains manchots (et réciproquement). A cette époque, 2002 (palindrome maléfique s'il en est cette date), Chasny était conseillé par l'ancien chamane de Charles Manson. Returning home, troisième morceau de dark noontide, en porte les stigmates : une joie ineffable s'en dégage, une certaine plénitude nous accable à l'écoute de cette douce plage riante et portée par une joie de vivre intrinsèque. Et que dire du morceau suivant ? hormis qu'il prolonge cette sensation de bien-être, ce sentiment d'accomplissement ? rien.
Heureusement la suite relève tout de même le niveau d'un disque qui s'amuse à sonder les profondeurs d'un cerveau on ne peut plus malade. Non, je déconne. La suite est à l'unisson de ce qui a été dit avant. A savoir, un moment de déconne inoubliable porté par des hymnes et autres refrains que n'auraient même pas imaginé Bézu ou encore Patrick Sébastien, une petite folie douce, enchanteresse, légère comme une bulle de savon échappée de l'Erika ou de l'Amoco Cadiz.
C'est bien simple, à l'écoute de cette charmante galette, je suis à peu près sur que dark noontide passait en musique de fond (et en boucle) quand les courjault ont inauguré leurs nouveaux congélateurs.Indispensable quoi.
mardi 8 mars 2011
this is nowhere
A quoi rêve un grec quand il décide de se lancer dans le grand bain de la musique ?? Au succès ébouriffant rencontré par Nana Mouskouri dans nos humbles contrées ? En dehors du cliché débile, probablement pas. En revanche rêve-t-il de liberté, d'espace, de claustrophobie, de post-rock, de jazz et même de pop ? A écouter This Is Nowhere je serais tenté de répondre oui. A la liberté, l'espace et tout le toutim. Il suffit de jeter une oreille à leur premier album, frozen, pour se rendre compte qu'on tient là un putain de bon disque. Dès la basse introductive de one, on se dit que ce groupe a tout capté. Une tension, un univers, quelque chose de familier, pas très loin de Labradford, Low ou Calexico. Il ya tout ça dans one.Et la suite tient ses (belles) promesses. This is nowhere revisite certains classiques des années 90 (Hood, Low, Swell notamment.), se permet une incartade tout à fait réussie dans le free-jazz (letter), l'ambient/experimental mais pas trop (end button/start button), le folk post-apocalyptique (23), le post-rock façon Labradford ou GodSpeed (29, a part of my wilderness) ou même le doom façon Earth (......) sans que ça ne vire au grand n'importe quoi. Ce qu'il y a d'emballant chez eux, c'est cette capacité à s'accaparer, unifier toutes ces influences et à en faire un tout cohérent. Ils se permettent même, sur la seule véritable chanson de frozen (les dix premiers morceaux sont des instrumentaux), de sortir ce qui ressemble fortement à un tube en or massif qui aurait à peine dépareillé sur un album de Swell ou encore Anywhen.
Moralité : frozen fait office de carte de visite alléchante sans qu'on ne sache vraiment quelle direction prendra le groupe à l'avenir. Mais bon après tout on s'en fout, le principal étant que This Is Nowhere ait sorti un bon album et que j'ai pu y retirer pas mal de plaisir. Le reste étant superfétatoire.
Ralph lan Wantage by This Is Nowhere
Moralité : frozen fait office de carte de visite alléchante sans qu'on ne sache vraiment quelle direction prendra le groupe à l'avenir. Mais bon après tout on s'en fout, le principal étant que This Is Nowhere ait sorti un bon album et que j'ai pu y retirer pas mal de plaisir. Le reste étant superfétatoire.
Ralph lan Wantage by This Is Nowhere
lundi 7 mars 2011
bordeaux
-Bonjour monsieur.
-Bonjour madame.
-Alors ce sera quoi pour aujourd'hui ? un massage, un entretien body -care frotte-moi partout avec une de nos hôtesses d'accueil spécialisée ?
Euh... pourquoi pas ??!! En revanche, si j'accepte vos conditions pour le massage, je vous prierais d'accepter les miennes en matière de musique. Mon dernier massage a tout de même été une pure catastrophe. Tout ça lié à une musique épouvantable. Franchement Enya c'est d'un stressant... laissez moi poser sur votre délicate platine cd la dernière galette que je viens juste d'acquérir : bordeaux, le nouveau CO de l'excellente collaboration entre Robin Guthrie et Harold Budd.
-Rassurez moi monsieur : ce n'est pas de la musique sataniste ou encore une musique de dépravés ou autre drogués ??
-Mais pas du tout madame. Je m'en vais à l'instant vous conter la jolie histoire de cette collaboration. Les deux garçons en question sont de fines lames de la musique atmosphérique. Ils se sont rencontrés en 2005 pour la BO de l'excellent mysterious skin. Une réussite au-delà de toutes espérances. Telle qu'ils se sont dits : on ne peut pas en rester là. Pacsons nous et faisons une descendance digne de ce mysterious skin, on doit bien être capables mélanger de nouveau nos gènes et former un nouvel embryon plus réussi encore que le premier.Comme toute descendance, le résultat ne fut pas à la hauteur de l'espoir placé en lui.After the night falls et before the day breaks, jumeaux sortis en 2007 manquaient quelque peu de consistance. Echaudés par cet échec, nos deux comparses se séparèrent quelque temps. Mais l'envie de se voir, telle celle d'aller pisser, les repris. Le désir aussi. Ils se regardèrent dans les yeux, usèrent et abusèrent de l'amour tantrique et le résultat, plus connu sous le nom de bordeaux, dépassa leurs espérances.
-C'est une bien belle histoire que vous venez de me conter là cher monsieur. Auriez-vous un mouchoir ? J'en suis émue jusqu'aux larmes. Peut-on écouter de quoi il retourne ? Vous venez de m'allécher comme personne ne l'avait fait jusque là.
-Bien entendu.
(premier morceau : gaze)
-Mais...c'est magnifique. Ces nappes de synthétiseur sous ces délicates notes de piano, ces trémolos de guitares me submergent le diaphragme, cette ascendance dans l'ambiance me touchent au plus profond de mon être. Approchez moi la boîte de mouchoirs je vous prie.
(deva c)
Je...je...ne sais plus quoi dire. Je trouvais le premier morceau magnifique mais là je n'ai plus de termes pour en décrire la beauté. Moi qui pensais avoir atteint un nirvana de plénitude avec mes disques d'Enya. J'en suis soufflée, terrassé, les mots m'en manquent.Je crains d'avoir à vous demander d'arrêter là l'écoute. Je ne pourrais aller plus loin. J'en suis la première désolée.
-Cette musique ne vous plaît pas madame ???
-Mais si voyons !!!! mais elle me rappelle tant de souvenirs, que ma jeunesse s'en est allée, elle remue tant de douleurs, de plaisirs en moi, des choses enfouies. Vous voyez ce morceau : vous souvenez-vous de cette publicité des années 80, celle qui a régie mes premiers émois ? obao fraîcheur douche ? Cette musique entêtante, subtile, avec un soupçon d'asiatisme ? Je ne sais pourquoi mais le morceau qui passe actuellement m'y fait irrémédiablement penser.
Je trouve en effet que ce disque, bordeaux c'est bien ça ? est fait pour faire corps avec l'identité de ce salon de massage. Néanmoins je ne puis l'accepter en cet établissement. Il remue trop de souvenirs, tant de deuils que je n'ai pu résoudre. Comme celui de mon chat, nem, décédé lors de l'écoute de la sonate n°8 interprétée par Richard Clayderman sur son album de 1982 : couleur tendresse et auquel ce morceau, le troisième si je ne m'abuse ?!! me fait douloureusement penser. Alors non, désolée mais reprenez votre disque. Aussi beau soit-il, et dieu sait qu'il est magnifique, je ne puis...oh.... (chutes du niagara dans un mouchoir à présent inondé)
-Excusez moi madame, je ne pensais pas à mal en vous présentant ce disque. Je ne pensais pas vous émouvoir au point que vous ne puissiez plus vous exprimer. Pourtant, quand je l'ai écouté, je me suis dit que c'était un disque qui tombait à point pour remplacer les Enya que vous passez en boucle. Je me disais qu'il en avait la même saveur, la même consistance, cette légèreté qu'on ne trouve que chez elle. Je trouvais que bordeaux était un parfait contrepoint à tous ces disques sublimes que votre goût exquis passe en boucle à chaque visite que je fais.
-Petit canaillou tiens. Vous m'avez émue jusqu'aux larmes. Il y a bien longtemps que je ne m'étais laissée aller comme cela. Allez, je vous sors le grand jeu et vous fais moi-même ce massage intégral. Je vais même vous laisser m'appeler par mon prénom aujourd'hui.
-Ah oui ??? et quel est-il ce doux prénom qui sonne comme une promesse de plaisirs et de volupté à mes oreilles ?
-Maïté.
PS : comme le taulier a perdu les codes de son tumblr ma main dans ton disque, je classerai cette note classieuse dans cette catégorie. Et je lui attribuerai une note de quatre mains dans ta gueule.
-Bonjour madame.
-Alors ce sera quoi pour aujourd'hui ? un massage, un entretien body -care frotte-moi partout avec une de nos hôtesses d'accueil spécialisée ?
Euh... pourquoi pas ??!! En revanche, si j'accepte vos conditions pour le massage, je vous prierais d'accepter les miennes en matière de musique. Mon dernier massage a tout de même été une pure catastrophe. Tout ça lié à une musique épouvantable. Franchement Enya c'est d'un stressant... laissez moi poser sur votre délicate platine cd la dernière galette que je viens juste d'acquérir : bordeaux, le nouveau CO de l'excellente collaboration entre Robin Guthrie et Harold Budd.
-Rassurez moi monsieur : ce n'est pas de la musique sataniste ou encore une musique de dépravés ou autre drogués ??
-Mais pas du tout madame. Je m'en vais à l'instant vous conter la jolie histoire de cette collaboration. Les deux garçons en question sont de fines lames de la musique atmosphérique. Ils se sont rencontrés en 2005 pour la BO de l'excellent mysterious skin. Une réussite au-delà de toutes espérances. Telle qu'ils se sont dits : on ne peut pas en rester là. Pacsons nous et faisons une descendance digne de ce mysterious skin, on doit bien être capables mélanger de nouveau nos gènes et former un nouvel embryon plus réussi encore que le premier.Comme toute descendance, le résultat ne fut pas à la hauteur de l'espoir placé en lui.After the night falls et before the day breaks, jumeaux sortis en 2007 manquaient quelque peu de consistance. Echaudés par cet échec, nos deux comparses se séparèrent quelque temps. Mais l'envie de se voir, telle celle d'aller pisser, les repris. Le désir aussi. Ils se regardèrent dans les yeux, usèrent et abusèrent de l'amour tantrique et le résultat, plus connu sous le nom de bordeaux, dépassa leurs espérances.
-C'est une bien belle histoire que vous venez de me conter là cher monsieur. Auriez-vous un mouchoir ? J'en suis émue jusqu'aux larmes. Peut-on écouter de quoi il retourne ? Vous venez de m'allécher comme personne ne l'avait fait jusque là.
-Bien entendu.
(premier morceau : gaze)
-Mais...c'est magnifique. Ces nappes de synthétiseur sous ces délicates notes de piano, ces trémolos de guitares me submergent le diaphragme, cette ascendance dans l'ambiance me touchent au plus profond de mon être. Approchez moi la boîte de mouchoirs je vous prie.
(deva c)
Je...je...ne sais plus quoi dire. Je trouvais le premier morceau magnifique mais là je n'ai plus de termes pour en décrire la beauté. Moi qui pensais avoir atteint un nirvana de plénitude avec mes disques d'Enya. J'en suis soufflée, terrassé, les mots m'en manquent.Je crains d'avoir à vous demander d'arrêter là l'écoute. Je ne pourrais aller plus loin. J'en suis la première désolée.
-Cette musique ne vous plaît pas madame ???
-Mais si voyons !!!! mais elle me rappelle tant de souvenirs, que ma jeunesse s'en est allée, elle remue tant de douleurs, de plaisirs en moi, des choses enfouies. Vous voyez ce morceau : vous souvenez-vous de cette publicité des années 80, celle qui a régie mes premiers émois ? obao fraîcheur douche ? Cette musique entêtante, subtile, avec un soupçon d'asiatisme ? Je ne sais pourquoi mais le morceau qui passe actuellement m'y fait irrémédiablement penser.
Je trouve en effet que ce disque, bordeaux c'est bien ça ? est fait pour faire corps avec l'identité de ce salon de massage. Néanmoins je ne puis l'accepter en cet établissement. Il remue trop de souvenirs, tant de deuils que je n'ai pu résoudre. Comme celui de mon chat, nem, décédé lors de l'écoute de la sonate n°8 interprétée par Richard Clayderman sur son album de 1982 : couleur tendresse et auquel ce morceau, le troisième si je ne m'abuse ?!! me fait douloureusement penser. Alors non, désolée mais reprenez votre disque. Aussi beau soit-il, et dieu sait qu'il est magnifique, je ne puis...oh.... (chutes du niagara dans un mouchoir à présent inondé)
-Excusez moi madame, je ne pensais pas à mal en vous présentant ce disque. Je ne pensais pas vous émouvoir au point que vous ne puissiez plus vous exprimer. Pourtant, quand je l'ai écouté, je me suis dit que c'était un disque qui tombait à point pour remplacer les Enya que vous passez en boucle. Je me disais qu'il en avait la même saveur, la même consistance, cette légèreté qu'on ne trouve que chez elle. Je trouvais que bordeaux était un parfait contrepoint à tous ces disques sublimes que votre goût exquis passe en boucle à chaque visite que je fais.
-Petit canaillou tiens. Vous m'avez émue jusqu'aux larmes. Il y a bien longtemps que je ne m'étais laissée aller comme cela. Allez, je vous sors le grand jeu et vous fais moi-même ce massage intégral. Je vais même vous laisser m'appeler par mon prénom aujourd'hui.
-Ah oui ??? et quel est-il ce doux prénom qui sonne comme une promesse de plaisirs et de volupté à mes oreilles ?
-Maïté.
PS : comme le taulier a perdu les codes de son tumblr ma main dans ton disque, je classerai cette note classieuse dans cette catégorie. Et je lui attribuerai une note de quatre mains dans ta gueule.
dimanche 6 mars 2011
la saloperie du dimanche...
...se passe de commentaires. Ecoutez, admirez le travail. Et un dernier conseil : préparez la cuvette, c'est du brutal.
vendredi 4 mars 2011
coup de coeur
Mirel Wagner, c'est pas grand chose : une guitare, une voix. Rien d'autre.Mais là je dois avouer que la première écoute m'a captivé et red, cinquième morceau, impressionné. J'y reviendrai pour une note plus longue. En attendant remercions Dr Out, Tony Clifton et tous ses alias schizophréniques pour cette découverte.
mardi 1 mars 2011
ce mortel ennui....
Ennui : sentiment de démotivation et de désintéressement.
Sorte de vide qui se fait sentir à l'âme privée d'action ou d'intérêt aux choses. Donner, causer, avoir, éprouver de l'ennui. Un ennui mortel. Charmer les ennuis de l'absence.
Synonyme : se faire chier; s'emmerder velu.
Exemple 1 : hier en écoutant le dernier effort de Boris et Mezbow, je me suis ennuyé.
Exemple 2 : hier en écoutant klatter de Boris et Merzbow, je me suis fait chier velu en m'emmerdant, j'ai charmé les ennuis de l'absence d'intérêt à écouter cette musique prévisible comme les dix doppelgangers qui constituent un "album" voir toute la discographie de Christophe Maé, à peine bruitiste et tendue comme le dernier album de Grégoire. Une pitié.
Citation : "ce mortel ennui qui me prend quand j'écoute le klatter" S. Gainsbourg dans : ce mortel ennui.
Pitié : Sentiment qui rend sensible aux souffrances, aux malheurs d'autrui; commisération. Indulgence ou tolérance envers autrui.Sentiment de dédain, de mépris.
Exemple : la note que vient de faire Myrrhman sur le dernier effort de Boris et Merzbow, klatter, c'est vraiment une pitié. Pas d'argumentation, un simple j'aime/j'aime pas, aucun développement.
Citation : "C'est bien simple, ce mec c'est une pitié" (cf la troisième déf. de pitié).
Résumons un peu :
klatter 1, akuma no uta : très bons. Pour le coup tendus, krautrockien sa race (klatter 1) ou doomien (akuma no uta), enfin quelque chose de vivant dans toute cette morgue, dans ce très bon manuel de pilotage automatique à l'usage des novices du doom.
le reste de l'album : cf la définition d'ennui.
Conclusion : pour faire du doom à forte tendance ambient, n'est pas Sunn O)))qui veut.
Sorte de vide qui se fait sentir à l'âme privée d'action ou d'intérêt aux choses. Donner, causer, avoir, éprouver de l'ennui. Un ennui mortel. Charmer les ennuis de l'absence.
Synonyme : se faire chier; s'emmerder velu.
Exemple 1 : hier en écoutant le dernier effort de Boris et Mezbow, je me suis ennuyé.
Exemple 2 : hier en écoutant klatter de Boris et Merzbow, je me suis fait chier velu en m'emmerdant, j'ai charmé les ennuis de l'absence d'intérêt à écouter cette musique prévisible comme les dix doppelgangers qui constituent un "album" voir toute la discographie de Christophe Maé, à peine bruitiste et tendue comme le dernier album de Grégoire. Une pitié.
Citation : "ce mortel ennui qui me prend quand j'écoute le klatter" S. Gainsbourg dans : ce mortel ennui.
Pitié : Sentiment qui rend sensible aux souffrances, aux malheurs d'autrui; commisération. Indulgence ou tolérance envers autrui.Sentiment de dédain, de mépris.
Exemple : la note que vient de faire Myrrhman sur le dernier effort de Boris et Merzbow, klatter, c'est vraiment une pitié. Pas d'argumentation, un simple j'aime/j'aime pas, aucun développement.
Citation : "C'est bien simple, ce mec c'est une pitié" (cf la troisième déf. de pitié).
Résumons un peu :
klatter 1, akuma no uta : très bons. Pour le coup tendus, krautrockien sa race (klatter 1) ou doomien (akuma no uta), enfin quelque chose de vivant dans toute cette morgue, dans ce très bon manuel de pilotage automatique à l'usage des novices du doom.
le reste de l'album : cf la définition d'ennui.
Conclusion : pour faire du doom à forte tendance ambient, n'est pas Sunn O)))qui veut.
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