Doit-on s'en réjouir ? ?
Retour en grâce d'un groupe oublié des années 80 ayant deux albums à leur actif (life is hard & then you die et le fabuleux song) via une reprise de La fiancée(mauvaise par ailleurs) sortie sur un EP sobrement intitulé 3 ou enterrement de première classe ? Je ne saurais trancher.
La seule chose dont je serais gré de la part de la Fiancée est d'avoir retrouvé la trace de John Campbell, chanteur disparu d'It's Immaterial. Pour le reste par contre...
Ecoute et découverte de l'intégral de ce groupe méconnu sur deezer. Reprise catastrophique à écouter sur deezer itou.
samedi 8 janvier 2011
vendredi 7 janvier 2011
ike yard
Dans la série les oubliés de 2010, les passés à la trappe, les vétérans ont encore du jus mais qu'en a-t-on à foutre, je demande Ike Yard.
C'est quoi Ike Yard ???
Il s'agit d'un groupe américain ayant oeuvré (peu mais de façon efficace) dans les années 80. De 1980 à 1982 pour être plus précis. Un album et un EP. Plus une compile ( 1980-82 collected) sortie en 2006. Je crois avoir déjà fait une note à leur propos.
Le groupe s'est reformé et a sorti dans une indifférence générale, en 2010, un très bon disque : Nord. Mélange d'électro malsaine, de pop, de rock assez lourd (dans l'ambiance hein, il ne s'agit pas de métal ici), Nord tient sans problème la dragée haute à des groupes encensés ici ou là (au hasard Arcade Fire, LCD Soundsystem ou encore mais là je n'ai rien contre ce groupe Deerhunter). Le groupe propose une électro qui ne révolutionne rien mais suffisamment bien foutue pour qu'on veuille y retourner une fois l'album terminé.
Quelque part entre Hood (période rustic houses/cycle of days pour les ambiances et le phrasé du chanteur), Massive Attack (mezzanine) et Suicide (le morceau orange tom), Nord s'est tout simplement encore planté d'époque. Ce n'est pas non plus une critique mais eux qui, en 1980, avaient quinze/vingt ans d'avance, ont sorti un album qui aurait pu faire sensation en plein milieu des années 90. Leur électro glaçante n'aurait pas dépareillé auprès de groupes comme Coil, Massive Attack par exemple.
Mais ce qui me fout encore plus les boules dans cette affaire, ce n'est pas qu'un groupe comme Ike Yard sorte, sans que personne n'en ait rien à foutre, un album plus qu'intéressant ( vu l'aura du groupe il était évident que l'album se planterait commercialement parlant) mais qu'un groupe de merde comme LCD Soundsystem (un seul bon album en ce qui le concerne) sorte un album affichant au compteur au moins trente voir quarante ans de retard ( en gros du mauvais Bowie sur de la musique de merde, très djeunsse dans sa teuté) et se retrouve en tête de tous les tops 2010 de navarre et d'ailleurs. Il aurait été plus sain d'y voir l'inverse. Mais bon les dégoûts et les couleurs....
C'est quoi Ike Yard ???
Il s'agit d'un groupe américain ayant oeuvré (peu mais de façon efficace) dans les années 80. De 1980 à 1982 pour être plus précis. Un album et un EP. Plus une compile ( 1980-82 collected) sortie en 2006. Je crois avoir déjà fait une note à leur propos.
Le groupe s'est reformé et a sorti dans une indifférence générale, en 2010, un très bon disque : Nord. Mélange d'électro malsaine, de pop, de rock assez lourd (dans l'ambiance hein, il ne s'agit pas de métal ici), Nord tient sans problème la dragée haute à des groupes encensés ici ou là (au hasard Arcade Fire, LCD Soundsystem ou encore mais là je n'ai rien contre ce groupe Deerhunter). Le groupe propose une électro qui ne révolutionne rien mais suffisamment bien foutue pour qu'on veuille y retourner une fois l'album terminé.
Quelque part entre Hood (période rustic houses/cycle of days pour les ambiances et le phrasé du chanteur), Massive Attack (mezzanine) et Suicide (le morceau orange tom), Nord s'est tout simplement encore planté d'époque. Ce n'est pas non plus une critique mais eux qui, en 1980, avaient quinze/vingt ans d'avance, ont sorti un album qui aurait pu faire sensation en plein milieu des années 90. Leur électro glaçante n'aurait pas dépareillé auprès de groupes comme Coil, Massive Attack par exemple.
Mais ce qui me fout encore plus les boules dans cette affaire, ce n'est pas qu'un groupe comme Ike Yard sorte, sans que personne n'en ait rien à foutre, un album plus qu'intéressant ( vu l'aura du groupe il était évident que l'album se planterait commercialement parlant) mais qu'un groupe de merde comme LCD Soundsystem (un seul bon album en ce qui le concerne) sorte un album affichant au compteur au moins trente voir quarante ans de retard ( en gros du mauvais Bowie sur de la musique de merde, très djeunsse dans sa teuté) et se retrouve en tête de tous les tops 2010 de navarre et d'ailleurs. Il aurait été plus sain d'y voir l'inverse. Mais bon les dégoûts et les couleurs....
jeudi 6 janvier 2011
moby division
C'est moche la vie parfois.
Un pote me demande via e-mail : dis moi myrrhman, toi qui t'y connais un peu en vinyle, combien peut coter un double vinyle bleu foncé de Joy Division en live aux bain douche et à manchester dans lequel est inséré un 45 tours bleu itou et tiré en tout à 600 exemplaires ?
Le défi m'intéresse. Je le relève. Grand fou va. Je me dis que ça doit être hors de prix. Joy Division, édition à 600 exemplaires. L'espèce de raclure de fonds de bidet pensé-je en secret, il est encore tombé sur une perle. Après moultes recherches ( priceminister, ebay entre autres), je tombe sur le site discogs. Et là je lui trouve son vinyle mais la cotation est dérisoire : trente euros, pas plus. Plus tard je trouve un autre site (popsike.com), quasiment le même prix. Moche non ? Par ailleurs, j'ai en ma possession quelques vinyles dont je cherche à me débarrasser. J'en profite pour voir un peu quelle pourrait être la cotation de certaines de ces "perles" (dans le sens bouses, bien évidemment). Et là, je tombe des nues. Dans ces "perles" figure le play de Moby. Du lourd n'est-il pas ?? double vinyle qui doit être doré à au moins 24 carats vu le prix auquel on peut le vendre. Au minimum : 99 €. Au maxi, 150 €. Selon la cotation j'ai donc en ma possession un grand CO de la musique électronique contemporaine et mon ami une belle daube ne valant rien.
Un rien moche la vie tout de même. On croit tenir entre ses mains un disque de qualité supérieure, on se retrouve avec du jambon éco + sous cellophane dont la date de péremption est passée depuis trois mois.Pour un peu je ferais mon Ian Curtis si c'était moi qui avait entre les mains le vinyle de mon groupe de merde.
Putain de vie.
Un pote me demande via e-mail : dis moi myrrhman, toi qui t'y connais un peu en vinyle, combien peut coter un double vinyle bleu foncé de Joy Division en live aux bain douche et à manchester dans lequel est inséré un 45 tours bleu itou et tiré en tout à 600 exemplaires ?
Le défi m'intéresse. Je le relève. Grand fou va. Je me dis que ça doit être hors de prix. Joy Division, édition à 600 exemplaires. L'espèce de raclure de fonds de bidet pensé-je en secret, il est encore tombé sur une perle. Après moultes recherches ( priceminister, ebay entre autres), je tombe sur le site discogs. Et là je lui trouve son vinyle mais la cotation est dérisoire : trente euros, pas plus. Plus tard je trouve un autre site (popsike.com), quasiment le même prix. Moche non ? Par ailleurs, j'ai en ma possession quelques vinyles dont je cherche à me débarrasser. J'en profite pour voir un peu quelle pourrait être la cotation de certaines de ces "perles" (dans le sens bouses, bien évidemment). Et là, je tombe des nues. Dans ces "perles" figure le play de Moby. Du lourd n'est-il pas ?? double vinyle qui doit être doré à au moins 24 carats vu le prix auquel on peut le vendre. Au minimum : 99 €. Au maxi, 150 €. Selon la cotation j'ai donc en ma possession un grand CO de la musique électronique contemporaine et mon ami une belle daube ne valant rien.
Un rien moche la vie tout de même. On croit tenir entre ses mains un disque de qualité supérieure, on se retrouve avec du jambon éco + sous cellophane dont la date de péremption est passée depuis trois mois.Pour un peu je ferais mon Ian Curtis si c'était moi qui avait entre les mains le vinyle de mon groupe de merde.
Putain de vie.
mercredi 5 janvier 2011
no limits to my love
Petit préambule :
La trajectoire actuelle d'Antony & The Johnsons a de plus en plus tendance à m'emmerder. Swanslight n'a aucun intérêt, tout n'y est qu'ennui et déjà-vu.
Le dubstep a tendance aussi à m'emmerder grave. Quand il s'aventure vers d'autres horizons, comme la pop avec Darkstar, il est passionnant. Mais le genre en lui-même présente autant d'intérêt (à part les réussites que sont Kode 9 ou King Midas Sound ) que, au hasard, la drum'n'bass dans les années 90.
Fin du préambule.
Vous connaissez James Blake ?
La prochaine hype, le gros truc qui va tout rafler dans les mois à venir avec un album dubstep soit disant énorme. Déjà il suffit de voir le top 2010 de pitchfork pour se rendre compte que le gars avec deux EPs finit par rentrer dans un top album d'un webzine paraît-il très influent. D'entrée de jeu, ça pue, ça sent fortement le copinage, la promo canapé. Bon peut-être qu'il a du talent, c'est peut-être mérité mais permettez moi d'émettre quelques réserves à son sujet.
Donc c'est armé de ces quelques préjugés mais aussi suite à l'insistance d'un @mi que j'ai entamé l'écoute de James Blake, l'album.
Après écoute, j'ai appuyé de nouveau sur play, intrigué par ce qui venait de m'arriver. Puis je suis parti illico à la recherche des EPs.
Disons que je ne m'attendais à rien. A une hype-kleenex de plus tout juste bonne à jeter après consommation. Quelle ne fut point ma surprise aux premières notes d'unluck. Un piano, un beat rachitique, une certaine science du silence puis une voix. Eraillée, profonde, blanche, gorgée de soul cependant.Trafiquée au vocoder sur le refrain mais on s'en fout, l'effet de surprise est là, bien présent. Intrigant. Wilhelms scream continue dans la même voie, celle du minimalisme soul avec quelques effets parsemés tout au long du morceau du meilleur effet, une montée en puissance dubstep vers le milieu du morceau jusqu'à ce que la tension retombe à quelques secondes de la fin.
I never learnt to share commence quant à lui a cappella, sur une phrase répétée ad libitum, tordue par les effets pendant près de deux minutes jusqu'à ce qu'un beat vienne prendre le relais, que la structure du morceau se dévoile enfin et le fasse complétement décoller . Sur Lindesfarne I, Blake ose tout un morceau seul avec sa voix, sans aucun autre instrument que l'ordinateur la trafiquant de façon presque inhumaine, robotique. Le résultat paradoxalement est saisissant d'humanité.Vient plus loin le tube, la reprise qui scie les pattes, limit to your love, démontrant qu'une machine, un piano, une voix et un talent énorme de réappropriation peuvent accoucher d'un des meilleurs morceaux soul de l'année à venir.
Ce qui interloque dans ce disque c'est l'économie de moyens. Le mec a à sa disposition une voix à faire pâlir de jalousie Antony (on y vient enfin), il aurait très bien pu l'utiliser de façon criarde, sur des arrangements dégoulinant de mièvrerie pour bien souligner le fait que : "ouais mec, je suis malheureux, je suis un gars sensible, écoute comme je manie bien les cordes, et mon piano, tu l'entends ? il pleure toutes les larmes de mon putain de corps !!! tu vois comme je suis malheureux ?????".
Il aurait pu.Mais James Blake ne s'appelle pas Antony & The Johnsons.
Nonnn ??? tu déconnes là ?? Si si , je vous jure.
Il a aussi à sa botte tout un arsenal électronique : ordinateur, logiciels, enfin plein de trucs à bidouiller dans son coin. De quoi faire un album de dubstep qui dépotte, un truc fait pour le dancefloor, pour suer sang et eau. Mais non, le gars, ça l'intéresse pas. Il s'en tamponne royalement le coquillard. James Blake préfère faire de la soul. Et pour ça il a trouvé un truc tout con : user et abuser du silence, épurer sa musique au maximum, utiliser le moins d'effet possible, aller à l'essence même de la soul. On n'est pas chez Kings Go Forth ici, pas de revival soul torride (constatation, pas critique : j'adore the outsiders are back), ici l'approche est cérébrale, d'apparence froide car uniquement électronique. Le miracle est que l'album sonne très organique, chaud malgré la froideur clinique de l'ensemble. Son premier album me rappelle énormément la claque que je m'étais prise en écoutant le voodoo de D'angelo. La démarche est à peu de choses près similaire : épurer au maximum, virer le superflu, aller à l'essentiel. Une voix, un feeling, un habillage musical minimal mais une cohésion, un talent rare qui crève les tympans, un background musical étendu (soul, dubstep, électro, jazz, pop) et au final un grand album.
C'est clair que dans les mois à venir, on devrait bouffer du James Blake à toutes les sauces. Clair aussi qu'on va se retrouver face à un phénomène dubstep de la même ampleur que Burial. Clair enfin que la hype à venir sera pour une fois méritée. Mais je m'en fous. Le James Blake et sa gueule d'ange est l'album qui tourne le plus sur ma platine en ce moment, un véritable coup de coeur pas évident au départ tant son univers me semblait inaccessible.
La trajectoire actuelle d'Antony & The Johnsons a de plus en plus tendance à m'emmerder. Swanslight n'a aucun intérêt, tout n'y est qu'ennui et déjà-vu.
Le dubstep a tendance aussi à m'emmerder grave. Quand il s'aventure vers d'autres horizons, comme la pop avec Darkstar, il est passionnant. Mais le genre en lui-même présente autant d'intérêt (à part les réussites que sont Kode 9 ou King Midas Sound ) que, au hasard, la drum'n'bass dans les années 90.
Fin du préambule.
Vous connaissez James Blake ?
La prochaine hype, le gros truc qui va tout rafler dans les mois à venir avec un album dubstep soit disant énorme. Déjà il suffit de voir le top 2010 de pitchfork pour se rendre compte que le gars avec deux EPs finit par rentrer dans un top album d'un webzine paraît-il très influent. D'entrée de jeu, ça pue, ça sent fortement le copinage, la promo canapé. Bon peut-être qu'il a du talent, c'est peut-être mérité mais permettez moi d'émettre quelques réserves à son sujet.
Donc c'est armé de ces quelques préjugés mais aussi suite à l'insistance d'un @mi que j'ai entamé l'écoute de James Blake, l'album.
Après écoute, j'ai appuyé de nouveau sur play, intrigué par ce qui venait de m'arriver. Puis je suis parti illico à la recherche des EPs.
Disons que je ne m'attendais à rien. A une hype-kleenex de plus tout juste bonne à jeter après consommation. Quelle ne fut point ma surprise aux premières notes d'unluck. Un piano, un beat rachitique, une certaine science du silence puis une voix. Eraillée, profonde, blanche, gorgée de soul cependant.Trafiquée au vocoder sur le refrain mais on s'en fout, l'effet de surprise est là, bien présent. Intrigant. Wilhelms scream continue dans la même voie, celle du minimalisme soul avec quelques effets parsemés tout au long du morceau du meilleur effet, une montée en puissance dubstep vers le milieu du morceau jusqu'à ce que la tension retombe à quelques secondes de la fin.
I never learnt to share commence quant à lui a cappella, sur une phrase répétée ad libitum, tordue par les effets pendant près de deux minutes jusqu'à ce qu'un beat vienne prendre le relais, que la structure du morceau se dévoile enfin et le fasse complétement décoller . Sur Lindesfarne I, Blake ose tout un morceau seul avec sa voix, sans aucun autre instrument que l'ordinateur la trafiquant de façon presque inhumaine, robotique. Le résultat paradoxalement est saisissant d'humanité.Vient plus loin le tube, la reprise qui scie les pattes, limit to your love, démontrant qu'une machine, un piano, une voix et un talent énorme de réappropriation peuvent accoucher d'un des meilleurs morceaux soul de l'année à venir.
Ce qui interloque dans ce disque c'est l'économie de moyens. Le mec a à sa disposition une voix à faire pâlir de jalousie Antony (on y vient enfin), il aurait très bien pu l'utiliser de façon criarde, sur des arrangements dégoulinant de mièvrerie pour bien souligner le fait que : "ouais mec, je suis malheureux, je suis un gars sensible, écoute comme je manie bien les cordes, et mon piano, tu l'entends ? il pleure toutes les larmes de mon putain de corps !!! tu vois comme je suis malheureux ?????".
Il aurait pu.Mais James Blake ne s'appelle pas Antony & The Johnsons.
Nonnn ??? tu déconnes là ?? Si si , je vous jure.
Il a aussi à sa botte tout un arsenal électronique : ordinateur, logiciels, enfin plein de trucs à bidouiller dans son coin. De quoi faire un album de dubstep qui dépotte, un truc fait pour le dancefloor, pour suer sang et eau. Mais non, le gars, ça l'intéresse pas. Il s'en tamponne royalement le coquillard. James Blake préfère faire de la soul. Et pour ça il a trouvé un truc tout con : user et abuser du silence, épurer sa musique au maximum, utiliser le moins d'effet possible, aller à l'essence même de la soul. On n'est pas chez Kings Go Forth ici, pas de revival soul torride (constatation, pas critique : j'adore the outsiders are back), ici l'approche est cérébrale, d'apparence froide car uniquement électronique. Le miracle est que l'album sonne très organique, chaud malgré la froideur clinique de l'ensemble. Son premier album me rappelle énormément la claque que je m'étais prise en écoutant le voodoo de D'angelo. La démarche est à peu de choses près similaire : épurer au maximum, virer le superflu, aller à l'essentiel. Une voix, un feeling, un habillage musical minimal mais une cohésion, un talent rare qui crève les tympans, un background musical étendu (soul, dubstep, électro, jazz, pop) et au final un grand album.
C'est clair que dans les mois à venir, on devrait bouffer du James Blake à toutes les sauces. Clair aussi qu'on va se retrouver face à un phénomène dubstep de la même ampleur que Burial. Clair enfin que la hype à venir sera pour une fois méritée. Mais je m'en fous. Le James Blake et sa gueule d'ange est l'album qui tourne le plus sur ma platine en ce moment, un véritable coup de coeur pas évident au départ tant son univers me semblait inaccessible.
mardi 4 janvier 2011
angels of darkness, demons of light
2011 commence fort. Très fort. Mais alors très très fort. Une grosse marade comme j'en ai rarement eu. L'objet de ce giga Lol ? Le dernier Earth : angels of darkness, demons of light 1. Prévu pour le 07 février prochain l'album est déjà sur le net. Bon ça on s'en fout. Mais ce qui m'a fait me tordre de rire, c'est ça : "Puisant son inspiration à la fois dans le folk-rock britannique (Pentangle, Fairport Convention) et la musique nord africaine des touaregs (Tinariwen), Earth offre ici un album à l’ambiance certes toujours pesante, mais un peu moins dense."
J'ai écouté l'album en question et je dois dire une chose : l'influence de Tinariwen saute littéralement aux oreilles. J'ai cru en écoutant angels of darkness à un véritable pillage en règle de l'oeuvre des touaregs. Le rythme est devenu sautillant, léger, empreint certes d'une gravité faisant la profondeur de l'oeuvre au noir d'Earth mais on sent à travers ce disque une joie sans retenue, fait nouveau pour le groupe américain. Ces rythmes syncopés, ce blues proche de l'os, marques de fabrique des maliens envahissent un album résolument tourné vers le monde. Et que dire de ces nombreux passages acoustiques qui parsèment chacun des morceaux ? Pentangle peut-être mais on pense surtout au jeu de guitare d'un Nick Drake, virtuose et délicat, apportant à chaque arpège une émotion inédite.Ou, plus près de nous, à Sun Kil Moon. Descent to the zenith aurait très bien pu figurer sur n'importe quel album solo de Kozelek. Une influence des grands mélodistes classiques des années 60, Ray Davies en tête, est omniprésente sur le premier titre, surprenant et très prenant,old black (seul titre chanté de cet album pratiquant la révolution à 360 ° chère à notre Lagarde nationale).
Je pense qu'ils ont du pas mal se marrer à sortir ces influences quand ils ont écrit leur communiqué officiel pour la présentation de angels of darkness, demons of light. C'est vrai quoi, on sent autant l'influence de Pentangle que celle de Clayderman ou F.R David. N'importe quoi je vous dis.
Earth fait du Earth. De la musique lourde, pesante, chargée de grands espaces. Une version métalleuse (ultra-light le métal je précise) ou plutôt doomesque des B.O de Morriconne. Si influence de Tinariwen il y a, on pourra tout au plus la déceler sur l'intro du très long morceau donnant le titre à l'album. Mais alors il s'agit d'un Tinariwen ayant avalé une plaquette de xanax et s'étant fourni chez le dealer officiel de Bardo Pond. C'est pas nerveux, loin de là, ça pourrait même faire passer Droopy pour l'écureuil dingue. C'est du doom ayant deux de tension, plus proche de Bohren Und Der Club Of Gore que de n'importe quel autre groupe adepte de cette musique sataniste. Ça pratique pas non plus le changement d'accord toutes les dix secondes et encore moins celui du rythme, c'est long, très long, très très long ( cinq morceaux pour une heure d'écoute) ça pourrait être aussi chiant que c'est long et pourtant ça réussit à être juste beau. Très beau. Et fascinant aussi. Earth arrête le temps, fige tout et créé une autre réalité, une autre pesanteur dans laquelle les mouvements sont ralentis, où tout n'est plus que torpeur. On finit par être plus proche de l'ambient sur angels que du doom pur. Evidemment ça ne s'adresse pas au fan de speedcore, trash métal vous l'aurez bien compris mais pour ceux et ceusses qui recherchent une musique apaisante, lourde, prenante, Earth vient de sortir en ce début d'année 2011 un très grand album.
Contrairement à 2010 où il a fallu attendre deux mois pour écouter quelque chose d'un tant soit peu potable (Gonja Sufi et Rocky Votolato), 2011 commence sur les chapeaux de roue. Car Earth n'est pas le seul groupe à avoir sorti un putain d'album en janvier. L'autre disque fera l'objet d'une note d'ici peu.
Chez Earth, on est rarement déçu : non seulement ils sortent un bon disque mais en plus ils se permettent d'être drôles. Pour angels of darkness, demons of light 2 on pourrait leur suggérer la discographie singulière de Claude Barzotti ou l'intégral de Air comme influences. Ça ne serait pas moins incongru que Pentangle ou Tinariwen qui transpirent à travers chaque note apposées dans ce très bon disque.
J'ai écouté l'album en question et je dois dire une chose : l'influence de Tinariwen saute littéralement aux oreilles. J'ai cru en écoutant angels of darkness à un véritable pillage en règle de l'oeuvre des touaregs. Le rythme est devenu sautillant, léger, empreint certes d'une gravité faisant la profondeur de l'oeuvre au noir d'Earth mais on sent à travers ce disque une joie sans retenue, fait nouveau pour le groupe américain. Ces rythmes syncopés, ce blues proche de l'os, marques de fabrique des maliens envahissent un album résolument tourné vers le monde. Et que dire de ces nombreux passages acoustiques qui parsèment chacun des morceaux ? Pentangle peut-être mais on pense surtout au jeu de guitare d'un Nick Drake, virtuose et délicat, apportant à chaque arpège une émotion inédite.Ou, plus près de nous, à Sun Kil Moon. Descent to the zenith aurait très bien pu figurer sur n'importe quel album solo de Kozelek. Une influence des grands mélodistes classiques des années 60, Ray Davies en tête, est omniprésente sur le premier titre, surprenant et très prenant,old black (seul titre chanté de cet album pratiquant la révolution à 360 ° chère à notre Lagarde nationale).
Je pense qu'ils ont du pas mal se marrer à sortir ces influences quand ils ont écrit leur communiqué officiel pour la présentation de angels of darkness, demons of light. C'est vrai quoi, on sent autant l'influence de Pentangle que celle de Clayderman ou F.R David. N'importe quoi je vous dis.
Earth fait du Earth. De la musique lourde, pesante, chargée de grands espaces. Une version métalleuse (ultra-light le métal je précise) ou plutôt doomesque des B.O de Morriconne. Si influence de Tinariwen il y a, on pourra tout au plus la déceler sur l'intro du très long morceau donnant le titre à l'album. Mais alors il s'agit d'un Tinariwen ayant avalé une plaquette de xanax et s'étant fourni chez le dealer officiel de Bardo Pond. C'est pas nerveux, loin de là, ça pourrait même faire passer Droopy pour l'écureuil dingue. C'est du doom ayant deux de tension, plus proche de Bohren Und Der Club Of Gore que de n'importe quel autre groupe adepte de cette musique sataniste. Ça pratique pas non plus le changement d'accord toutes les dix secondes et encore moins celui du rythme, c'est long, très long, très très long ( cinq morceaux pour une heure d'écoute) ça pourrait être aussi chiant que c'est long et pourtant ça réussit à être juste beau. Très beau. Et fascinant aussi. Earth arrête le temps, fige tout et créé une autre réalité, une autre pesanteur dans laquelle les mouvements sont ralentis, où tout n'est plus que torpeur. On finit par être plus proche de l'ambient sur angels que du doom pur. Evidemment ça ne s'adresse pas au fan de speedcore, trash métal vous l'aurez bien compris mais pour ceux et ceusses qui recherchent une musique apaisante, lourde, prenante, Earth vient de sortir en ce début d'année 2011 un très grand album.
Contrairement à 2010 où il a fallu attendre deux mois pour écouter quelque chose d'un tant soit peu potable (Gonja Sufi et Rocky Votolato), 2011 commence sur les chapeaux de roue. Car Earth n'est pas le seul groupe à avoir sorti un putain d'album en janvier. L'autre disque fera l'objet d'une note d'ici peu.
Chez Earth, on est rarement déçu : non seulement ils sortent un bon disque mais en plus ils se permettent d'être drôles. Pour angels of darkness, demons of light 2 on pourrait leur suggérer la discographie singulière de Claude Barzotti ou l'intégral de Air comme influences. Ça ne serait pas moins incongru que Pentangle ou Tinariwen qui transpirent à travers chaque note apposées dans ce très bon disque.
lundi 3 janvier 2011
(col)horoscopie 2011
Chère Elisabeth,
dis moi, ne te foutrais-tu pas un peu de la gueule du monde ??
J'ai lu tes prédictions pour 2011 et je suis sur que je peux faire aussi bien que toi en la matière.Certes je n'ai pas ton physique mais un bon sens (comme toi) qui ne se dément pas.
Je m'en vais te faire un tour d'horizon de ce qui pourrait bien nous tomber sur le coin de la tronche cette année.
Pour commencer, uranus est dans la conjonction de jupiter ce qui veut dire que le mois de janvier pourrait voir l'arrivé non prévue de flocons de pluie cristallisés par un épisode de froid intense. Heureusement mercure va réchauffer tout ça et je peux vous annoncer l'arrivée dès les mois de juillet/août d'épisodes ensoleillés voir peut être de chaleur. Il s'agit là d'une année à douze mois, propice à une certaine stabilité quant aux saisons que nous traverserons avec probablement l'arrivée de l'automne en septembre et de l'hiver en décembre.
Balayons le spectre politique : 2011 sera une grande année pour la gauche. En effet, l'UMP à cause de réformes peu populaires devrait voir sa côte de confiance baisser au profit d'une remontée spectaculaire de l'opposition. Je vois même dans mes testicules de cristal (chose qu'Elisabeth ne parviendra jamais à faire) que si la gauche ne gagne pas les élections en 2012, la droite pourrait alors bien en profiter. Je vois aussi un destin de présidentiable pour DSK, à moins que celui-ci ne laisse la voie libre à Martine Aubry. Pourtant si on regarde les astres de façon attentive, on remarque très nettement que mars encule venus. En clair, Aubry ne peut rien faire face au taux de testostérone en élévation constante dans les sondages de DSK. Elle sera la grande perdante de cette année. Qui verra l'apogée d'une certaine d'une grande dame prendre la tête d'un parti de droite extrêmement bien membré mais à qui on mettra des bâtons dans les roues car sa candidature ne plaît pas à tout le monde.
Dans le monde, que vois-je ?? qu'économiquement parlant nous ne sommes pas sortis de la crise. Une nouvelle crise des subprimes pourrait bien voir le jour dans les mois à venir. Je vois aussi un monde déchiré par la guerre, un choix difficile en Afrique, notamment en Côte d'Ivoire. Mais heureusement je vois une issue à ce conflit : l'un des deux protagonistes cédera sa place. Je vois ça arriver entre janvier et décembre 2011. Je vois aussi un drame. Une commémoration, une décade. Pas loin de septembre 2011. Mais je n'en dirais pas plus à ce sujet, ça me terrorise.
Pour la France, je vois de grands changements mais pas cette année. Le thème astral français est terne en 2011. Je vois des réformes, un fossé se creuser entre certaines catégories de la population française. Ceux qui sont dans le caca le seront plus encore, pour les autres, ça ira.
Au niveau culturel je prévois une victoire d'un film français aux césars (des hommes et des dieux), et d'une chanson française aux victoires de la musique.Je sens aussi l'arrêt de certaines émission sur le service publique aux alentours de juillet et la reprise de celles-ci vers septembre. Je vois aussi la reprise des cours pour tous les enfants scolarisés début septembre. Certains auront des difficultés, d'autres moins.
Alors tu vois, chère Elisabeth, moi aussi je peux te pondre un horoscope hyper fiable où j'aurais peu de chances de me tromper.
Pour tous ceux qui seraient curieux de lire les prédictions astrales d'Elisabeth, c'est ici que ça se passe.Moi perso je me suis gondolé à la lecture de ce qui restera pour moi un CO de crédibilité par anticipation.
J'en ai oublié une au fait de prédiction : cette année certaines personnes tireront la chasse après être passées aux toilettes. D'autres non.
dis moi, ne te foutrais-tu pas un peu de la gueule du monde ??
J'ai lu tes prédictions pour 2011 et je suis sur que je peux faire aussi bien que toi en la matière.Certes je n'ai pas ton physique mais un bon sens (comme toi) qui ne se dément pas.
Je m'en vais te faire un tour d'horizon de ce qui pourrait bien nous tomber sur le coin de la tronche cette année.
Pour commencer, uranus est dans la conjonction de jupiter ce qui veut dire que le mois de janvier pourrait voir l'arrivé non prévue de flocons de pluie cristallisés par un épisode de froid intense. Heureusement mercure va réchauffer tout ça et je peux vous annoncer l'arrivée dès les mois de juillet/août d'épisodes ensoleillés voir peut être de chaleur. Il s'agit là d'une année à douze mois, propice à une certaine stabilité quant aux saisons que nous traverserons avec probablement l'arrivée de l'automne en septembre et de l'hiver en décembre.
Balayons le spectre politique : 2011 sera une grande année pour la gauche. En effet, l'UMP à cause de réformes peu populaires devrait voir sa côte de confiance baisser au profit d'une remontée spectaculaire de l'opposition. Je vois même dans mes testicules de cristal (chose qu'Elisabeth ne parviendra jamais à faire) que si la gauche ne gagne pas les élections en 2012, la droite pourrait alors bien en profiter. Je vois aussi un destin de présidentiable pour DSK, à moins que celui-ci ne laisse la voie libre à Martine Aubry. Pourtant si on regarde les astres de façon attentive, on remarque très nettement que mars encule venus. En clair, Aubry ne peut rien faire face au taux de testostérone en élévation constante dans les sondages de DSK. Elle sera la grande perdante de cette année. Qui verra l'apogée d'une certaine d'une grande dame prendre la tête d'un parti de droite extrêmement bien membré mais à qui on mettra des bâtons dans les roues car sa candidature ne plaît pas à tout le monde.
Dans le monde, que vois-je ?? qu'économiquement parlant nous ne sommes pas sortis de la crise. Une nouvelle crise des subprimes pourrait bien voir le jour dans les mois à venir. Je vois aussi un monde déchiré par la guerre, un choix difficile en Afrique, notamment en Côte d'Ivoire. Mais heureusement je vois une issue à ce conflit : l'un des deux protagonistes cédera sa place. Je vois ça arriver entre janvier et décembre 2011. Je vois aussi un drame. Une commémoration, une décade. Pas loin de septembre 2011. Mais je n'en dirais pas plus à ce sujet, ça me terrorise.
Pour la France, je vois de grands changements mais pas cette année. Le thème astral français est terne en 2011. Je vois des réformes, un fossé se creuser entre certaines catégories de la population française. Ceux qui sont dans le caca le seront plus encore, pour les autres, ça ira.
Au niveau culturel je prévois une victoire d'un film français aux césars (des hommes et des dieux), et d'une chanson française aux victoires de la musique.Je sens aussi l'arrêt de certaines émission sur le service publique aux alentours de juillet et la reprise de celles-ci vers septembre. Je vois aussi la reprise des cours pour tous les enfants scolarisés début septembre. Certains auront des difficultés, d'autres moins.
Alors tu vois, chère Elisabeth, moi aussi je peux te pondre un horoscope hyper fiable où j'aurais peu de chances de me tromper.
Pour tous ceux qui seraient curieux de lire les prédictions astrales d'Elisabeth, c'est ici que ça se passe.Moi perso je me suis gondolé à la lecture de ce qui restera pour moi un CO de crédibilité par anticipation.
J'en ai oublié une au fait de prédiction : cette année certaines personnes tireront la chasse après être passées aux toilettes. D'autres non.
samedi 1 janvier 2011
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